29 octobre 2009
Une soixantaine, au moins, de Costarmoricains, ont reçu un mail leur annonçant un remboursement de 178,80 EUR. Il s'agit, hélas, d'une vulgaire escroquerie.
Un courrier électronique, daté du 21octobre 2009, et provenant de l'administration fiscale, c'est lu, forcément! Quand ce message parle d'un remboursement à venir de 178, 80 EUR, c'est toujours une heureuse surprise. Et dans l'allégresse, il y a de quoi cliquer joyeusement sur le lien qui amène sur la page du formulaire de remboursement où il faut laisser quelques renseignements comme le numéro de sa carte bancaire...
Un langage approximatif
Heureusement, certains y regardent quand même à deux fois. De quel impôt s'agit-il? Mystère! Et puis certaines formulations du courrier électronique, «S'il vous plaît soumettre la demande de remboursement d'impôt et nous permettre de 10 jours ouvrables pour le traitement», sont surprenantes, même pour du jargon administratif! Bref, «Philippe Berger», le «conciliateur fiscal adjoint» signataire du message, ressemble surtout à un arnaqueur. Car il s'agit, bien évidemment, d'une escroquerie. L'affaire peut prêter à sourire. Mais à la Trésorerie générale et à la Direction générale des impôts et finances publiques (DGIFP), on n'a pas du tout envie de rire. Car, depuis le début du mois, on y a recensé une soixantaine de messages identiques adressés aussi bien à des personnes physiques que morales. Le montant du soi-disant remboursement, 178,80 EUR, est toujours le même, ainsi que le signataire du mail.
Le ministre alerté
La DGFIP préconise aux personnes qui recevraient ce courrier électronique de porter plainte pour tentative d'escroquerie. Le ministre du Budget, Éric Woerth, a d'ailleurs demandé à la DGFIP d'en faire de même pour qu'une enquête soit diligentée. Car on peut légitimement supposer que le nombre de contribuables contactés est bien supérieur à la soixantaine de personnes recensées dans les Côtes-d'Armor. D'autant que tous ne signalent pas ce message aux services fiscaux. Encore moins de personnes vont porter plainte pour cette énième tentative d'escroquerie sur internet, comme récemment à Dinan et mardi à Saint-Brieuc. En attendant, à la DGIFP, on précise «que jamais le numéro de carte bancaire n'est exigé pour le paiement d'un impôt ou le remboursement d'un crédit éventuel». Car il ne faudrait pas que le mot impôt rime trop avec gogo.
