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Campings des Côtes d'Armor. Victimes de l'effet «sangliers»

21 novembre 2011

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D'année en année, l'exploitation des campings devient de plus en plus difficile dans les Côtes-d'Armor. Outre le mauvais temps, l'effet «algues vertes» et «sangliers» a handicapé la saison estivale 2011. Trois questions à Catherine Vertel, présidente du Syndicat de l'hôtellerie de plein air des Côtes-d'Armor.

 

Quel est le bilan de la saison touristique 2011 pour votre profession?
La saison avait très bien démarré en mai-juin. Cela s'est gâté en juillet-août. Outre le mauvais temps, nous avons nettement souffert de l'effet «sangliers et algues vertes». De nombreux collègues ont, en effet, constaté un nombre important d'annulations de séjours à ce moment-là. En revanche, les quelques campings qui sont restés ouverts en septembre-octobre ont bien travaillé, sans pour autant que cela sauve la saison. D'autant plus que, globalement, nous observons tous une baisse de la consommation de prestations que nous offrons, au-delà de l'hébergement proprement dit. La baisse du pouvoir d'achat est manifeste. C'est donc loin d'être l'euphorie.

Comment voyez-vous l'avenir?
Il faut garder espoir ou alors il faut arrêter. Mais l'optimisme n'est pas de règle dans ce contexte de crise avec une baisse constante des chiffres d'affaires depuis des années. C'est devenu compliqué avec des clients qui cherchent avant tout des prix et qui réservent à la dernière minute. Parallèlement, nous sommes obligés d'investir en permanence-pour attirer la clientèle-mais nous devons aussi nous adapter aux normes. Ce sera notamment le cas en matière d'accessibilité pour 2015. Par ailleurs, tous les hébergements devront être classés avant la fin juillet2012. On nous demande également de payer de plus en plus en matière de communication. Cela devient dur pour certains. On commence à voir des exploitants de campings qui ont un autre travail à côté pour pouvoir vivre.

Le cas des camping-cars vous «énerve». Que demandez-vous aux pouvoirs publics?
Ce problème n'est pas simple. Et ce, d'autant moins en Bretagne qui est largement équipée en aires d'accueil, pour la plupart gratuites. Les camping-caristes sont une clientèle qu'il convient de respecter et qui apporte des retombées sur le plan touristique. Cela dit, il y a une part importante d'entre eux qui ne va jamais dans les campings et qui ne paye pas de taxe de séjour ni d'assainissement, contrairement à des jeunes qui vont venir planter leur toile de tente chez nous. Faudra-il en arriver à instaurer une taxe spécifique? Je ne sais pas. Mais, il faudra quand même faire évoluer la situation.

  • Propos recueillispar Hervé Queillé
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