22 juin 2009
Centré autour de la gare et des connexions de transport, le projet «EuroRennes» englobe une vaste zone d'aménagement urbain de plus de 100hectares au coeur de la ville. Il permettra une meilleure desserte ferroviaire de toute la Bretagne, et modifiera la physionomie de la capitale régionale.
Paris-Brest direct
Pas moins de huit partenaires (*) se sont associés à cet ambitieux programme d'investissements estimé à plus de 200millions d'euros. L'urgence, c'est la gare SNCF qui devra s'adapter au projet BGV «Bretagne à grande vitesse», avec l'arrivée à Rennes de la ligne LGV fin 2014. Pour mettre Brest et Quimper à trois heures de Paris, les trains directs devront passer à Rennes sans trop ralentir. Ce qui suppose la construction de deux voies nouvelles en gare. La LGV va également doper le trafic du train régional, dont on prévoit le triplement d'ici dix ans. Tout cela conduit à un agrandissement de la gare (accueil passagers, stationnement), qui sera d'autant plus nécessaire que la 2eligne de métro croisera la première à cet endroit, en 2018.
Des tours à l'horizon?
«EuroRennes» va aussi changer le paysage urbain puisque le projet prévoit la construction de 180.000m² de locaux autour des voies ferrées. Il s'agira de bureaux pour les deux tiers, et de commerces et logements pour le tiers restant. Hangars, friches industrielles, cités HLM et quartiers pavillonnaires anciens de bord de rails vont laisser la place à des bâtiments neufs ou réhabilités. Les projets d'architectes ne sont pas encore engagés mais il pourra s'agir de tours, comme semble le souhaiter la ville de Rennes, soucieuse de densifier le bâti pour faire face à la demande et éviter l'étalement urbain.
* Ville et agglomération de Rennes, État, Région, département, Syndicat mixte de la gare routière, SNCF, Réseau Ferré de France.