Environnement. La campagne qui choque
Un enfant jouant au milieu d'algues vertes: c'est l'une des affiches choc qui sera placardée, à partir de ce matin, dans le métro parisien. Une campagne de France Nature environnement qui suscite de vives réactions en Bretagne.
Ni le lieu, ni la date ne sont dus au hasard. La campagne d'affichage que France Nature Environnement lance, à partir d'aujourd'hui, dans le métro parisien, ne passera sûrement pas inaperçue. À quelques jours de l'ouverture du Salon de l'agriculture, c'est le buzz assuré. Six affiches «choc», délibérément provocatrices, qui font, avant même d'avoir été apposées, beaucoup parler. Elles dénoncent les pesticides, les OGM et les algues vertes. En Bretagne, ce sont surtout les deux affiches sur les algues vertes qui font réagir. L'une, intitulée «Bonnes vacances», montre un enfant assis au milieu d'algues vertes avec le message suivant:«L'élevage industriel de porcs et les engrais génèrent des algues vertes. Leur décomposition dégage un gaz mortel pour l'homme». Sur l'autre on peut lire: «Arrêtez vos salades».
«On ne se laisserapas faire»
Plutôt considérée comme modérée, France Nature environnement, fédération qui regroupe 3.000 associations de protection de l'environnement, a choisi, cette fois, de frapper fort, de changer de ton. «Soit on reste silencieux et rien ne se passe, soit on met les pieds dans le plat pour essayer de faire bouger les lignes», fait valoir son président, Bruno Gentil, qui se défend d'attaquer non pas les agriculteurs mais seulement certaines pratiques. Il fallait s'y attendre, les agriculteurs n'ont, cependant, pas tardé à réagir. La FNSEA parle «de campagne caricaturale et clairement orientée contre l'agriculture». «Faut-il continuer à dialoguer avec ces gens qui nous poignardent dans le dos?», s'interroge-t-elle. Même tonalité du côté de Guillaume Roué, le président d'Inaporc (Interprofession nationale porcine). «On ne se laissera pas faire. C'est nul. Aucune profession n'a autant investi dans l'environnement compte tenu de ses moyens».
Eau&rivières de Bretagne prend ses distances
Le milieu touristique n'est pas en reste. Pour Michael Dodds, le directeur du comité régional, cette campagne est une «attaque contre l'économie touristique». Il parle d'une communication mensongère: «Ce n'est pas cela la Bretagne. Tout est fait ici pour que ce que l'on voit sur les affiches ne se produise pas». Jean-Yves le Drian, le président de la Région, a ,lui aussi, des mots très durs. Il dénonce «une opération malveillante alors que, pour la première fois, un vrai dialogue se crée en Bretagne entre ceux qui, hier, refusaient de s'écouter». Il ajoute: «Ces attaques caricaturales (...) risquent de réduire à néant les efforts des acteurs de terrains et de raviver les clivages». Même dans le milieu écologiste, cette campagne de communication ne fait pas l'unanimité. Eau & Rivières de Bretagne, pourtant membre de FNE et particulièrement engagée sur le dossier des algues vertes, prend ses distances. Elle regrette profondément de ne «pas y avoir été associée, ni de près ni de loin».
Les interprofessions déboutées
Hier soir, on apprenait que Inaporc et Interbev (Interprofession nationale du bétail et de la viande) qui avaient engagé chacune une action en référé pour demander l'interdiction de certaines affiches avaient été déboutées. Pour FNE, «c'est la preuve que notre campagne n'est pas excessive».
11 réactions
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PLOUC-BREIZOU
Les scientifiques...
Bonjour,
Le phosphore ?...
Il est facile pour un pseudo-scientifique de sortir une étude sur la biodisponibilité du phosphore et de l'appliquer à la Bretagne.
Cette étude a été réalisée par l'INRA de THONON LES BAINS sur le phosphore dans les eaux douces du lac Léman...
Il est facile de dire que le BIO est cher directement. Mais le non bio l'est plus si l'on compte les subventions (payées indirectement par nos impots) et la dépollution.
C'est sur c'est moins visible.
Le phosphore oui oui....
Ajouté le 15 février 2011 à 22h16
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francis7
Réalité des faits
Citation Marie-Laure: " pour avoir visité de nombreuses porcheries industrielles dans le cadre de mon métier, j'estime que c'est une activité économique qui n'a absolument plus rien à voir avec l'agriculture. Je suggère d'ailleurs aux agriculteurs de s'interroger réellement sur ce point.". Forcement ça fait désordre avec les gentils cochons sur de la jolie paille présentés au salon de l'agriculture.
Ajouté le 15 février 2011 à 15h08
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francis7
Envers du décor
Ben oui c'est ça la résultante de l'élevage industriel des porcs, au delà du mépris de la condition de vie des animaux dans ces usines à produire. Vous savez tout de même que la baie de Douarnenez est surnommée la baie des cochons? Ben oui.
Ajouté le 15 février 2011 à 14h58
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dG
Bravo FNE !!!
Bravo FNE
Non seulement cette campagne n'est pas caricaturale mais elle permet enfin d'afficher une certaine réalité de notre région. Et les citoyens que nous sommes ne sont pas dupes des propos convergeants des politiques et de ce monde de l'agro business. Même la distance d'ERB à l'égard de FNE n'est pas surprenante. Si FNE a toujours eu des positions modérées c'est parce qu'elles sont réfléchis, concertés et partagés avec l'ensemble des associations adhérentes. Mais dans l'histoire du monde associatif, Eaux et Rivières de Bretagne a toujours joué perso tant en Bretagne qu'au niveau national. Histoire de Chapelle...pas seulement !!
«LE COMBAT POUR L'EAU PURE, était le titre de l'année 1998 dans le livre du Télégramme: 1900-2000 Le XXème siècle en Bretagne et dans le monde. L'article d'Hervé Queillé commençait ainsi ..... "16 Juin 1998: à l'appel de la filière porcine des côtes d'Armor, 1200 personnes défilent dans les rues de St-Brieuc 27 Juin 1998: à l'appel du Collectif Eau Pure, 5 à 6.000 manifestants se rassemblent à Binic. La messe est dite; Plus rien ne sera plus comme avant dans le bataille de l'eau en Bretagne." Cette phrase d'Hervé Queillé confirmait l'espoir tant attendu de l'ensemble du monde associatif et de la société civile. Pour avoir été de ce combat là, au sein de la Fapen, je suis amer de constater que nos hommes politiques n'ont pas su saisir l' opportunité d'accompagner les changements nécessaires à l'agriculture bretonne. RIEN n'a été fait, les demandes de régularisation et d'extension d'élevage ont continuées; donc la situation n'a fait que de s'empirer. Nous avions combattu pour l'eau pure, aujourd'hui contre les Algues vertes et demain ????? Les citoyens se battent au sein des associations pour faires des propositions, ils n'ont jamais été entendus; Le seront-ils un jour ? DEMOCRATIE PARTICIPATIVE, DEVELOPPEMENT DURABLE, AGENDA 21...... à quoi servent ces mots si ce n'est que de verdir seulement certains discours.
Alors, moi je dis Bravo à FNE pour tout le travail de fond qu'elle apporte, avec l'ensemble de son maillage associatif, celà sur l'ensemble des sujets environnementaux ( énergies, transports, eau, agriculture ...).. Je salut ce coup de projecteur un an après l'échec de Grenelle de l'environnement, il est plus que temps de faire tomber les masques.
Ajouté le 15 février 2011 à 10h37
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Un pacifiste
A botul
Coluche reviens !
Son humour nous manque mais blague à part, tous les scientifiques ne sont pas aussi catégoriques que vous, ils sont bien plus nuancés.
Il y a aussi d'autres paramètres qui joue également un rôle, tel que la hauteur d'eau. Bref à quand une vraie réponse ? Y êtes vous prêt ?
Je pense que non, et que là seul et unique chose qui vous intéresse, ce serait de ne voir que du bio en Bretagne, mais les petits smicards eux et moi ils mangeront quoi ? Le bio chinois ! Et vous les nobles produit français ! Il est également à noter que l'herbe dont le système est mis en avant, a aussi c'est rejet d'azote. Imaginez seulement que lorsque l'ont refait une pâture de plus de 10 ans car elle ne produit plus, elle rejet dans le milieu 200 unité la première année non valorisé par la nouvelle pâture que vous implantez, où va le reste ? Et je ne vous parle pas de pâture avec des légumineuses. Que dire des rejets de méthane de ces bovins alimentés ainsi et du compostage des fumiers pour lès épandre sur pâture, là certes c'est la couche ozone qui en prends un coup. Autre problème de ce système, depuis 2003, il aura fallu combien de fois que ces éleveurs face appel à leur voisin ou non pour acheter de des fourrages affin nourrir leurs bovins ? Minimum 3 fois, déclarer ou non, mais réel ! Vous voyez, aucun système n'est parfait.
Là où vous voulez aller, même avec que du bio vous ne règlerez pas le problème des algues ! En effet le taux recommandé n'est atteint que là où il n'y a pas d'agriculture. Ce phénomène ne sera éradiqué que si ont prends en considération tous les paramètres. Mais je vous rassure, il est dans l'aire du temps de croire aux vérités toutes faites, alors continuez.
Ajouté le 15 février 2011 à 20h08
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Un pacifiste
Un enfant jouant dans les algues !!!
Un enfant jouant dans les algues !!!
Merci au FNE et tout son équipe d'irresponsable !
Dites à vos enfants qui devaient travailler dans le tourisme en Bretagne l'été prochain qu'ils pourront rester à la maison devant la télé ! Le seul coté positif, c'est que les stations d'épuration des villes côtière ne seront pas saturées pendant la prochaine saison 2011, encore merci !
MERCI à cette équipe de chercheur de l'ifremer d'avoir bâcler son étude en ayant omis volontairement ou involontairement de dire que le milieu était saturer en phosphate dont l'origine n'est pas agricole mais lessivielle et que ceux-ci sont retenus pour longtemps dans les alluvions. Merci d'avoir omis de dire que s'il n'y avait pas de phosphate, il n'y aurait pas d'algues. Merci d'avoir précisé que le seul moyen que l'on avait pour réduire la prolifération des algues était de réduire le taux de nitrate en omettant de préciser qu'il serait bon de stopper le rejet de phosphate des stations d'épuration ! Que de chemin parcouru depuis juin 2003 en vain ! Merci d'être à l'origine de la focalisation du monde politique et des assos en vers le monde agricole et de ce faite de la non prise en considération du problème des stations. Pourtant une question se posait à vous ! Comment ignorer que le phénomène à démarrer au début des années 70, que l'agriculture n'était pas encore intensive, mais que la démographie des villes comme Morlaix battait son plein. Les stations ne traitaient pas le phosphore, les lessives en regorgeaient plus qu'abondamment et celui-ci était rejeter directement à la rivière. Se sont ces phosphates aujourd'hui qui nous pose le plus grand problème car il son là pour longtemps à moins que les marées avec leur brassage ne réduise ce temps. Merci pour nos enfants, de l'avenir qu'ont leur à laisser en s'étant tromper de cible et de moyen !!! Pourtant si un jour on veut que ce phénomène soit éradiqué, il faudra bien prendre en compte tous les paramètres !
Ajouté le 15 février 2011 à 12h40
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Marie-Laure
Ce n'est plus de l'agriculture
En tant qu'habitante de Douarnenez (29), riveraine de la plage du Ris, sinistrée chaque année par les marées vertes, je voudrais informer la FNSEA qu'hélas, cette image est loin d'être caricaturale. J'ai même vu ce genre de scène sur la plage, l'été 2009, en pire. Un enfant de cinq ou six ans jouant seul dans un amas d'algues commençant à entrer en putréfaction lui arrivant aux genoux ! S'il avait glissé dans cette purée gluante, il aurait disparu dans la masse ! Dégagements toxiques ou pas, il aurait pu mourir étouffé ! Depuis, on ramasse à grands frais les algues sur les plages, mais convenez que cela ne peut pas durer. Par ailleurs, la FNSEA pense que cette campagne est clairement orientée contre l'agriculture. Je vais vous donner mon point de vue : pour avoir visité de nombreuses porcheries industrielles dans le cadre de mon métier, j'estime que c'est une activité économique qui n'a absolument plus rien à voir avec l'agriculture. Je suggère d'ailleurs aux agriculteurs de s'interroger réellement sur ce point. Ce serait un angle de réflexion positif pour avancer, dans ce fichu dossier des algues vertes.
Ajouté le 15 février 2011 à 09h34
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botul
St thomas ou St innocent ?
@ pacifiste : chuis pas plus écolo que la moyenne mais je crois ce que je vois : il y a 30 ans y'avait pas d'algues vertes sur cette plage et la photo du petit garçon qui patauge c'aurait pu être moi , la salade qui l'entoure en moins ...
alors continuez à vous cacher la tête dans le sable bientôt vous pourrez plus : y'aura trop d'algues dessus ;-)))
Ajouté le 16 février 2011 à 09h25
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botul
Coluche reviens !
@pacifiste :
- y'a qu'en Bretagne que les ménagères utilisent Omo dès le lundi , font les noeuds dans les torchons le mardi , lavent la lessive le mercredi et passent le reste de la semaine à défaire les noeuds ?
-non
- alors pourquoi y'a pas d'algues vertes dans les autres régions ?
- c'est parce que les rivières ne se jettent pas dans la mer , tiens !
- ah bon... je croyais que c'était parce qu'il n'y avait pas de porcheries ...;-(((
Ajouté le 15 février 2011 à 14h45
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botul
pas de réaction du CG 22 ?
c'est pourtant chez vous que çà se passe , non ?
ah c'est vrai , les écolos soutiennent la majorité départementale , y'a aussi des agriculteurs qui votent PS : les élections approchent , surtout pas de vagues , même si elles appportent les algues ...;-(((
Ajouté le 15 février 2011 à 09h06
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claude29
c'est facile
c'est plus facile de désapprouver que de tirer le bilan des actions que l'on a menées pour que la situation s'améliore...
Ajouté le 17 février 2011 à 10h44
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