4 février 2012
L'homme roi du créneau, la femme reine du fourneau! Encore un stéréotype qui a du plomb dans l'aile, si on en croit une étude anglaise publiée cette semaine: les femmes sont meilleures que les hommes pour faire un créneau. Prends ça dans les dents, Jeannot! C'est à partir de caméras de surveillance installées dans des parkings que cette étude a conclu à la supériorité de la femme dans l'art de se garer au centre de la place de stationnement alors que l'homme est souvent en distribil. Sans doute faut-il y voir une nouvelle illustration de la largeur du champ visuel de la femme, plus périphérique que celui de l'homme. Une particularité ancestrale héritée du temps où la femme préhistorique devait tout surveiller dans la grotte pendant que l'homme développait plutôt son acuité visuelle en tentant de repérer l'antilope avant de la courser. Ici même, dans une démonstration d'une rigueur scientifique implacable, nous avons eu l'occasion de noter que c'est probablement ce problème de champ visuel qui rend l'homme inapte à certaines tâches ménagères dans un territoire domestique trop étroit pour lui. Voire même à expliquer son incapacité à trouver quelque chose dans le frigo, sauf les objets dont il connaît le prépositionnement, comme les glaçons ou la bière. En matière de conduite automobile, ces particularités ancestrales semblent toujours de mise. La femme se gare mieux grâce à sa vision circulaire héritée de la grotte alors que sur la route, l'homme a gardé son instinct de chasseur. Il essaie toujours de rattraper la voiture qui est devant, comme au temps de la concurrence pour se nourrir. De même, pour le champ visuel, il est clairement établi que l'homme utilise principalement les rétroviseurs extérieurs pour surveiller son territoire alors que la femme préfère nettement le rétroviseur intérieur. Surtout pour se recoiffer et éventuellement faire un créneau. Dans la gestuelle également, les habitudes ancestrales ont laissé des différences marquantes. Ainsi, aucune femme n'accomplit jamais ce geste étrange de l'homme au volant, baissant parfois sa vitre pour sortir un doigt vertical. C'est probablement pour connaître la direction du vent, comme à l'époque où il chassait l'antilope.