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Cour d'appel. Un groupe de musiciens accusé d'un viol à Langueux

10 septembre 2011

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«Pourquoi l'instruction n'a-t-elle pas demandé des poursuites à l'époque?, se demande Mmele procureur de la cour d'appel de Rennes. C'est regrettable!». En effet, c'est à l'été 2010 que remontent les faits pour lesquels ont été interpellés quatre membres d'un groupe de musique africaine. Ces musiciens et chanteurs de coupé-décalé se produisent alors dans toutes les discothèques de France.

Perdue dans les vapeurs d'alcool

En juillet2010, ils jouent à la discothèque «La Crinière», à Morieux. Une jeune groupie fait leur connaissance lors de la soirée. Elle a bu beaucoup d'alcool mais le contact passe bien avec les musiciens et ils lui proposent de venir avec eux dans une autre discothèque, où ils doivent se produire plus tard dans la nuit. Ils ne s'y rendront jamais. Du trajet de la discothèque à l'hôtel où elle va être conduite, la jeune fille dit ne plus en avoir souvenir, perdue dans les vapeurs d'alcool. Elle dit reprendre conscience des événements alors qu'elle se fait violer dans une chambre d'hôtel, à Langueux. Plusieurs relations sexuelles lui auraient été infligées. La scène a même été filmée avec un téléphone portable. Elle s'habille comme elle peut et appelle un taxi qui la ramène chez elle. Voyant son désarroi, un ami lui conseille de porter plainte.

Interpellés un an après les faits

À l'été 2011, un an après les faits, les quatre musiciens sont interpellés alors qu'ils reviennent se produire dans la région. À la suite des auditions, deux d'entre eux sont incarcérés pour viol commis en réunion, le troisième est mis sous contrôle judiciaire et le dernier est qualifié de témoin assisté. Les hommes affirment que la jeune femme était consentante. Mme le procureur ne croit pas à cette version et estime «que la suspicion de viol est forte». Elle prononce aussi son étonnement quand à l'attente d'un an entre le dépôt de plainte et l'interpellation des suspects. Suspects que la chambre de l'instruction a décidé de maintenir en détention, en attendant la suite de l'enquête.

  • Carole André
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