24 décembre 2009
L'arrêté préfectoral est paru vendredi 18décembre. À compter du 2janvier, les bars de nuit du département devront fermer à 2h du matin tous les jours de la semaine. Auparavant, ils pouvaient ouvrir à 3h le jeudi, le vendredi et le samedi. Seules quatre nuits dans l'année feront exception (celles de Noël, du Nouvel An, du 21juin et du 14-Juillet). Pour les quelque 35 bars de nuit du département, dont 27 à Saint-Brieuc, le coup est rude. «Je réalise environ 85% de mon chiffre d'affaires le vendredi et le samedi et 40% dans les deux dernières heures», explique Bertrand Menguy, un des responsables de LaCabane Bambou's, à Trébeurden, qui a reçu par la poste un courrier lui annonçant l'application de l'arrêté.
«L'impact financier est important et pour les gens embauchés dans ces établissements, c'est une heure de travail en moins», ajoute René Lorre, ancien gérant du Piano Bleu, à Saint-Brieuc, et responsable départemental de la branche cafés, bars, brasseries de l'Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie).
La colère des bistrotiers
«Annoncer cela une semaine avant que l'arrêté n'entre en vigueur revient à ne nous montrer aucune considération. Comment s'adapter? La manière est lamentable», peste Bertrand Menguy. René Lorre se dit «remonté»:«Nous avions rencontré à trois reprises le directeur de cabinet du préfet entre juin et novembre. (...) On ne comprend pas cette décision. Au quotidien, on travaille en concertation et on nous balance ça par-derrière. Je ne vois pas l'intérêt de représenter une profession si c'est pour être traités comme des chiens car on décide ainsi de la vie ou de la mort d'établissements qui ne posent pas de problème».
Un entretien demandé avec le préfet
Selon l'arrêté, les bars de nuit auront autorisation d'ouvrir entre 12h et 2h, au lieu de 14h à 3h. Leur existence même peut être menacée: «Les bars de jour pourraient trouver intéressant de faire la bascule». Et fermer à 2h au lieu de 1h. Un courrier, signé par le président général de l'Umih, Yves Parcheminer, a été faxé, hier, au préfet. Celui-ci demande «un entretien dans l'urgence» avec Jean-Louis Fargeas. René Lorre veut se voir «expliquer les motivations de tout ça et quel résultat il (le préfet) veut obtenir».
25 mai 2012