28 avril 2011 - 2 réactions
Pas question de couvre-feu dans la ville de l'En Avant de Guingamp, pas plus que de soirées cartables qui dégénèrent mais de plan vigilance anti-alcool. Les vendeurs et consommateurs n'ont plus qu'à bien se tenir, jusqu'aux chiens qui doivent obligatoirement être tenus en laisse, selon les dernières mesures prises par la municipalité d'Annie LeHouérou (union PS-UDB-Verts-Europe Écologie).
«Éviter les dérives : une lutte permanente»
Également présidente socialiste de la commission de la solidarité et de la famille du conseil général des Côtes-d'Armor, la maire de Guingamp estime qu'«éviter les dérives» est «une lutte permanente». En décembre dernier, un premier arrêté, plus applicable que celui en cours depuis des années, a limité la consommation d'alcool sur la voie publique à certains horaires. «C'est un élément dégradant pour les personnes mais également pour le bien-vivre à Guingamp», souligne la première magistrate. Une mesure insuffisante toutefois. La consommation reste quasi permanente, rue Notre-Dame, place du Centre, sur le parvis de la basilique, sur les bords du Trieux, au jardin public, place du Château... La liste des lieux fréquentés par les consommateurs est impressionnante et l'arrêté de décembre n'y fait rien. Le 15avril dernier, la maire prend deux autres arrêtés, après concertation avec les services de réinsertion et la gendarmerie.
Vente et transport interdits après 21h
Sont désormais visés, en plus de la consommation sur la voie publique, le transport d'alcool et la vente après 21h, «dans le coeur de ville». «On élargit sur la partie rue Notre-Dame, rue Saint-Yves. Cela sera plus facile pour la gendarmerie d'intervenir. Elle pourra verbaliser, confisquer les bouteilles d'alcool ou les vider sur place. La consommation abusive d'alcool génère des comportements irrespectueux, c'est un problème qui nous préoccupe régulièrement», martèle Annie LeHouérou. En plus de la consommation d'alcool, sont visés les propriétaires de chiens non tenus en laisse. Ils s'attaquent aux poubelles quand ils ne font pas peur aux passants. Pour autant, Annie Le Houérou se défend de toute stigmatisation.
Intervenir en amont
«Les gens qui errent dans la rue sont respectueux de leur environnement quand il n'y a pas consommation d'alcool», estime-t-elle. «Malheureusement, on ne réglera pas tous les problèmes. L'idée est d'intervenir en amont. On envisage de travailler avec la Croix-Rouge qui pourrait nous aider à mieux connaître ces difficultés», poursuit l'élue guingampaise qui, avec ses conseillers, vient de visiter la plupart des quartiers de la ville.
25 mai 2012