8 octobre 2009
Mardi, une journée d'information sur la filière cidricole dans les Côtes-d'Armor était organisée à Pleudihen- sur-Rance. L'occasion de découvrir un secteur aux multiples débouchés...
Co-organisée par le syndicat Cidrec et la chambre d'agriculture des Côtes-d'Armor, l'opération organisée à Pleudihen-sur-Rance a permis de vanter les mérites de la filière cidricole, du verger à la bolée. À l'honneur, le cidre, mais également le pommeau et l'eau-de-vie. Fort de 554hectares, dont 100hectares en agriculture biologique, le verger professionnel costarmoricain représente un peu plus du quart du verger breton. Deux variétés de pommes sont spécifiquement liées à ce territoire: la Marie ménard, autour de Matignon, et la Jeanne renard, sur les bords de Rance. «Les trois quarts des vergers sont situés à l'est de Saint-Brieuc, essentiellement dans les pays de Lamballe et de Dinan, observe Alain LePage, technicien de la chambre d'agriculture. On note cependant un développement des vergers à l'Ouest, destinés notamment à la production de pommeau par la distillerie Warenghem, à Lannion». Au total, la filière cidricole costarmoricaine compte seulement 161producteurs, 28 transformateurs, et n'est pourvoyeuse d'emplois qu'à hauteur de 160 équivalents temps pleins. Soumises à un marché saisonnier, 20% des ventes s'effectuant entre le Nouvel An et la Chandeleur, et 18% en été, la filière cidricole veut valoriser ses productions toute l'année. «Il faut associer le cidre aux différents produits de saison», note Jean-Marie Bidault, représentant l'interprofession cidricole Unicid. Début novembre, une opération commerciale autour du «cidre d'automne» devrait faire partie de cette dynamique promotionnelle.
Diversifier les débouchés
Diversifiant ses débouchés, la cidrerie «Les celliers associés», de Pleudihen-sur-Rance a, quant à elle, tenté la commercialisation en fût, conditionnement habituellement associé à la bière. «Cela représente 10% des ventes, essentiellement à destination des crêperies, indique, confiant, Philippe Musellec, directeur de la coopérative. Différents formats de bouteilles sont également proposés. On marque une différence qualitative: le plastique pour le cidre de table, et la champenoise en verre, avec bouchon de liège, pour le cidre bouché». Faire fructifier le capital image, telle est aussi la préconisation de GillesLeizour, directeur de la distillerie Warenghem et président de l'association des 17hermines: «Les appellations d'origine ?Pommeau de Bretagne? et ?Fine Bretagne? génèrent confiance et sympathie, observe-t-il. Petite filière, mais grosse image!».
