9 juillet 2009
Une première réunion a eu lieu hier matin, à Rennes, entre les délégués du personnel des trois sites français de Chaffoteaux (le siège social parisien, l'usine de Ploufragan, et l'unité de fabrication de ballons électriques d'eau chaude de Chartres), et la direction, pour la mise en place du plan social concernant le licenciement de 207 salariés dans les Côtes-d'Armor.
Ce rendez-vous, le premier d'une longue série, entre dans le cadre de la réglementation encadrant les plans sociaux, la direction du groupe italien Merloni ATS ayant fixé au 16juillet le lancement de la procédure. Cependant, il n'a pas été de pure forme, comme l'a indiqué Martial Collet, délégué FO, à une partie des salariés réunis pour un pique-nique, hier midi, devant la préfecture des Côtes-d'Armor, après une distribution de tracts sur le marché de Saint-Brieuc.
Un audit réalisé par un cabinet extérieur
En effet, la direction a accepté une demande des salariés portant sur la désignation d'un cabinet d'experts comptables, Alfa-Secafi, pour dresser un bilan économique de l'activité de l'usine située sur la zone des Châtelets, à Ploufragan, et occupée par le personnel. Les ouvriers attendent de cet audit des conclusions qui démontreront la viabilité économique du site. «Les membres de l'encadrement nous ont dit qu'ils avaient assisté, plusieurs fois, à des réunions où des choses bizarres avaient lieu», explique Martial Collet. Autrement dit, la CGT et FO sont convaincus que le groupe Merloni ATS a tout organisé depuis des années pour aboutir à cette issue. «Si on peut attaquer la direction sur le plan juridique, on ne va pas se priver! Car ce sont des licenciements qui n'ont d'économiques que le nom», reprend Martial Collet. «Le groupe Merloni ATS a mis la main sur une marque rentable qu'il compte exploiter puisqu'il transfère les chaînes de production en Chine et en Italie».
Lannion. Alcatel. 200 salariés ont débrayé hier matin
Lorient ville. Plastimo. Le personnel réuni en assemblée générale