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Côtes-d'Armor

Chaffoteaux. Négociations serrées avec la direction [Videos]

3 juillet 2009

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Après l'annonce mercredi (LeTélégramme d'hier), d'un plan social touchant 207 salariés sur 250, les ouvriers de l'usine Chaffoteaux se sont retrouvés hier, à 10h, pour une assemblée générale à huis clos. Durant toute la matinée, des négociations ont eu lieu avec leur direction au sujet du paiement des quinze jours à venir.

 Dans deux semaines, les salariés seront, en effet, en vacances. Mais après la nouvelle catastrophique de mercredi, les syndicats ne souhaitaient pas que quiconque reprenne le travail avant. Ils ont donc demandé à leur direction que les employés de l'usine soient mis au chômage technique, tout en étant payés à 100%.

Ouverture du plan social le 18juillet

Les représentants d'Ariston Thermo Group (propriétaire de l'usine) ont fini par accéder à cette demande. Mais en imposant trois conditions: le déblocage, à partir de lundi, du site de pièces de rechange de Tressignaux, l'autorisation de faire partir de Ploufragan six camions remplis de produits finis (chauffe-eau et chaudières), ainsi que l'assurance que les salariés reprendront le travail le 18août. À 14h, l'accord a été acté en comité d'entreprise. En attendant, jusqu'à leur départ en vacances, les salariés de Chaffoteaux se retrouveront tous les matins à l'usine pour des assemblées générales durant lesquelles ils décideront des actions quotidiennes à mener. Pour eux, le prochain rendez-vous important est fixé au 16juillet, date de l'ouverture du plan social. Un plan social qui devrait s'achever fin octobre.

Les mensonges d'ATG

En parallèle, les élus de l'agglomération briochine ont tenu, hier, à dénoncer «les propos mensongers» de la direction d'ATG: «Elle n'a jamais formulé de demande précise en matière d'exonération fiscale foncière ou professionnelle auprès des collectivités locales. Et pour cause, elle savait pertinemment que ce n'était pas possible au regard de la législation actuelle. (...) Il faut également savoir que les dirigeants ont dû admettre qu'ils n'avaient recherché ni la moindre stratégie industrielle alternative, ni le moindre repreneur». Ce jeudi, les élus, par l'intermédiaire de leur président MichelLesage, ont également sollicité un rendez-vous auprès du ministère de l'Intérieur afin que «l'État prenne toutes ses responsabilités dans la recherche d'une alternative industrielle». Enfin, les responsables politiques locaux appellent la population à «rejoindre les salariés de Chaffoteaux dans leur combat et à participer aux mobilisations à venir».

  • Julien Vaillant
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