10 mars 2010
Il n'est pas dans les habitudes du Télégramme de relayer une rumeur. Mais lorsque la personne visée par le «on-dit» décide elle-même de réagir aux racontars colportés sur son compte et qu'il s'agit, de surcroît, d'une personnalité publique (le maire de Brest en l'occurrence), le cas est différent. Lundi soir, François Cuillandre a, en effet, posté sur son blog (*) un commentaire à propos d'une «rumeur qui s'est très largement répandue»: il «aurait quitté femme et enfants pour se mettre en ménage avec un homme»!
«Imbécile», «blessante»
«Il se trouve, écrit François Cuillandre, que ceci est entièrement faux. Que la rumeur n'a aucun fondement. Qu'elle est imbécile mais surtout blessante à l'égard de ma famille. La vie publique a ses contraintes et ses conséquences sur la vie privée. Il faut l'accepter mais aussi fixer des limites. Je n'ai jamais voulu mélanger les genres et ma vie familiale ne regarde que ma famille et surtout pas cette cohorte d'imbéciles qui ont sans doute une vie si terne qu'ils passent leur temps à raconter n'importe quoi, mais pas sur n'importe qui. Et qui le font sans aucun scrupule, sans le commencement du début d'une preuve et sans mesurer les conséquences sur la vie d'autrui». Conscient que, «de même qu'on n'arrête pas la marée avec ses bras, on ne stoppe pas la rumeur avec un simple écrit», François Cuillandre assure ses détracteurs de son «plus total mépris». Et les met en garde:«Qu'ils sachent que je n'hésiterai pas à saisir la justice à chaque fois que l'occasion s'en présentera».
«Ma petite idée...»
Joint hier, François Cuillandre explique être au courant de cette rumeur «depuis quatre ou cinq mois» et l'avoir d'abord «pris à la rigolade», même si, précise-t-il, «j'ai vite constaté qu'elle s'était répandue comme l'huile sur la mer dans un peu tous les milieux et qu'elle était loin de se limiter à quelques bistrots». Et même que les «on-dit» finissaient par déteindre sur sa famille et son entourage proche: «L'un de mes voisins, un avocat qui est l'un de mes amis depuis 25 ans et que je vois trois fois par semaine, m'a raconté qu'autour de lui, les gens finissaient par ne plus croire que tout ça n'était que des mensonges... On va où comme ça? Au bout du bout, il y a l'affaire Baudis (ancien maire de Toulouse que des rumeurs mensongères avaient impliqué dans l'une des affaires Allègre, au début de la décennie, NDLR)... Il était temps de dire stop». Mais qui peut avoir intérêt à colporter de telles rumeurs? «J'ai ma petite idée là-dessus, mais je préfère la garder pour moi. Quoi qu'il en soit, il s'agit là de cas d'atteintes à la vie privée et de diffamation, passibles des tribunaux. Que les choses soient claires: le premier dont j'aurai la preuve qu'il se sera livré à ce petit jeu, je le suspends à un croc de boucher». C'est dit!
* www.francoiscuillandre.net
25 mai 2012