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Bouffées de chaleur. Victime d'un médicament

11 mars 2009 - 3 réactions

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Prescrit pendant trente ans contre les bouffées de chaleur, l'Agréal a été retiré de la vente en octobre2007 en raisons d'effets secondaires graves. Une enseignante de la région de Paimpol témoigne.

Elisabeth se dit aujourd'hui «tirée d'affaire» mais ce qu'elle a subi à cause de l'Agréal, elle ne le souhaite à personne. «Je n'ai pas de séquelles physiques, je ne demande pas d'argent mais ce serait bien que le laboratoire soit puni». En raison de sueurs nocturnes qui la rendent insomniaque, elle parle à son médecin traitant de son problème au printemps 2006. Celui-ci lui prescrit de l'Agréal, un neuroleptique. «Sur la notice en 2006, ce n'était pas précisé; ça l'était dans le Vidal en 2007». «Je dormais mieux, mais j'étais de plus en plus angoissée et des troubles bizarres ont commencé à apparaître. Je suis enseignante et, un jour, en réunion, je me suis rendu compte que je ne suivais plus le fil de la conversation. Au cours de l'été qui a suivi, je suis partie en vacances en Espagne avec ma famille. Nous avions prévu de faire du surf, tout allait bien. Résultat, je suis restée sur le sable, avec ma polaire, complètement prostrée». S'ensuit une kyrielle de symptômes qui la conduiront un mois en clinique psychiatrique, avec de violentes nausées, des vertiges, des pertes de mémoire, de la confusion, des crises d'angoisse...

Pas assez entendue

«Je n'ai pas travaillé pendant huit mois, je n'avais plus goût à rien, mon mari me téléphonait tous les quarts d'heure pour voir si j'étais toujours en vie. Je pensais à une tumeur au cerveau et c'est en faisant des recherches sur internet sur les effets secondaires du médicament que l'on a commencé à entrevoir une raison à mon état. Là, il y avait plusieurs forums avec des témoignages de femmes sidérants». «J'avoue que j'ai trouvé très difficile de ne pas avoir été entendue. Je suis contente de savoir que le médicament a été retiré de la vente mais il faut aller plus loin».

Une action en cours

Plus loin, c'est avec l'AAAVAM(Association d'aide aux victimes des accidents de médicaments), qu'il faut le voir. Georges-Alexandre Imbert, son président, évoque 250 témoignages de femmes, comme Elisabeth. «Les dépressions ont conduit à des suicides, c'est terrifiant. Le dossier est entre les mains d'un avocat et progresse. Nous sommes actuellement dans l'attente de la réponse du laboratoire concernant des réparations financières. Nous l'assignerons en Justice s'il le faut, avec tous les cas, un par un». En Espagne, le médicament a été retiré de la vente en 2005. 3.000femmes ont porté plainte et certaines auraient déjà été indemnisées. Contact AAAVAM: 10 rue de la Paix, 75002 Paris. Tél.01.41.10.87.00 Internet: www.aaavam.eu

  • Armelle Menguy
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3 réactions

  • nadin53
    agréal=poison
    MADAME,MONSIEUR Je me permets de vous écrire pour témoigner d' effets graves d'un médicament sur de nombreuses personnes... Voici mon parcours AgréaL Après avoir pris agréal pendant 2 ans dont 1 en continu,j'ai commencé à me sentir,dès lors de la pause des 10 jours,de plus en plus mal....,mais chose surprenante avec une furieuse envie de le reprendre pour me sentir mieux... Et un jour crise énorme...tachycardie à 130.. vertiges...angoisses énormes...oppression...diagnostic des urgentistes :surmenage...j'étais encore dans la période d'arrêt ...et j'ai compris qu'agréal était le responsable de mes problèmes...je l'ai donc stoppé.... Là ,l'enfer s'ouvrait devant moi...une vraie toxico en manque...tremblements...douleurs atroces dans tout le corps ...tachycardie jour et nuit....je ne pouvais plus ni marcher ,ni dormir ,ni manger. Après avoir consulté plusieurs neurologues aussi sceptiques ,les uns que les autres,quant à l'origine de mes maux...,je décidais de refuser leur prescription anti dépresseur,anxiolityque,somnifère,et de suivre des thérapies dites douces.... Je suis actuellement à 27 mois d'arrêt de ce poison,et je souffre toujours beaucoup....de plus ,j'ai perdu mon emploi et toute vie sociale.... Tout celà, pour une simple petite gélule censée atténuer mes bouffées de chaleur. Je ne savais pas non plus qu'agréal était un neuroleptique. Descamps nadine
    Ajouté le 12 mars 2009 à 19h26
  • babydog451
    Agréal
    Moi aussi j'ai été victime du médicament Agréal et j'ai vécue ce que vie Chantal que j'ai connue par le biais d'un forum consacré à ce médicament ! Je l'ai pris durant 7 ans à raison de 2 comprimés par jour, les 3 dernières année et 365 jours par an sans que mon médecin me dise quoique ce soit à ce sujet. Aujourd'hui je ne lui en veux plus il a fait une attaque vasculaire cérébrale le mois dernier et n'exercera plus donc pas la peine que je m'acharne sur lui ! le destin le fait pour moi ! Moi aussi j'ai connu : dépression, manque de sommeil, douleurs incontrolable des muscles dans la nuque et les épaules, impossibilité de me déplacer car je n'arrivais plus a marcher, tentative de suicide à 3 reprises, J'ai perdu 15 mille euros sans savoir comment et j'ai failli me faire interner a vie car je ne voyais plus comment m'en sortir et j'avais peur de mon entourage. Celà fait près de 3 ans que j'ai caremment arrêté mais avec les mêmes effets que subis un drogué lorsqu'il est en manque ! J'ai cru devenir folle mais j'avais la rage de m'en sortir et sans l'aide des médocs car je n'ai plus confiance aux médecins ! Ce sont eux qui vous amènent à de telles situations pour bénéficier des avantages que leur font miroiter les laboratoires pharmaceutiques : vacances et séminaires tout frais payés et autres pots de vin qui ne laissent pas de traces ! J'entends encore mon nouveau médecin qui m'a dit en 2007 : Madame, l'Agréal n'a aucun effets secondaires nocifs c'est vous qui vous trompez ! alors qu'il savait ce qui se passait ! Je vie relativement normalement en sachant que je ne suis pas à l'abri d'effets secondaires dans une dizaine d'année et c'est pour celà que j'ai accepté de représenter l'association qui défends les personnes victimes des médicaments, dans des commissions de médiation afin de tenir tête aux médecins et magistrats qui défendent les laboratoires et font passer les malades pour des menteurs ! Iol ne faut plus que de telle choses se reproduisenta vec d'autres médicament donc il faut diffuser la vérité et non se laisser museler ! Merci d'avoir écouté Chantal et de faire connaître notre problèmes. Moi, je suis sur la Région d'Orléans.
    Ajouté le 12 mars 2009 à 15h03
  • chantal74960
    Mon médecin SAVAIT !!!!
    Après 16 mois d'Agréal, à raison de 20 j par mois, je décidais de changer de médecin traitant, celle-ci m'ayant dit "le THS vous l'arrêterez quand je le désirerai." Ces mots que je n'ai jamais oublié malgré tous les oublis imputables à Agréal, m'ont fait traverser la rue et me diriger vers un autre médecin. Il faut dire que je lui ai répondu "de toute façon, on est plus mal soigné que le bétail." Ce nouveau médecin généraliste, orientation homéopathie n'a pas voulu me renouveler mon ordonnance. J'ai donc arrêté Agréal le dimanche 25 février 2007 et j'aurais dû le reprendre le 7 mars. J'étais déjà très fatiguée, mon coeur battait anormalement, je me couchais souvent dans la journée, je n'avais plus envie de faire les courses, le ménage, les repas. Les jours suivant la non reprise d'Agréal, tout a été très vite, douleurs horribles au niveau de l'estomac, du ventre, diarrhées importantes, très grosse fatique, re docteur : échographie le 15 mars de tout le système digestif : rien........... Je suis alors restée couchée toute la journée, tous les jours, complètement glacée malgré les bouillottes que me faisait mon mari, je tremblais, je ne tenais plus debout, il me fallait de l'aide pour marcher, j'avais l'impression que mon coeur allait sortir de ma poitrine, je faisais des bonds au moindre petit bruit, plus rien ne m'intéressait. En fin de journée, comme par hasard, tout redevenait normal, j'aurais pu faire tout le ménage la nuit, mais le matin, dès que j'ouvrais les yeux, tout recommençait. En 5 semaines, je perdis 7 kgs, mon mari m'emmenait continuellement chez le médecin. Début avril, je dis alors au médecin "Docteur, je suis comme une droguée, je suis en manque, je tremble, je suis glacée." "Vous avez raison me dit-elle et j'ai tord car j'aurais dû m'en rendre compte plus tôt." Alors, je fus remise sous neuroleptique, le Synédil, afin d'effectuer un sevrage. Les premières prises furent très dures, mon corps réagissait très rapidement et très violemment, mais il fallait trouver la bonne dose qui fut celle de 20 gouttes. Je connus enfin des journées de répit, mais pas tous les jours, quelquefois seulement ; mais je ne passais plus mes journées couchée à dormir. Comme ma mémoire avait disparu, je ne pouvais pas lire ; moi qui avait toujours tricoté, je ne savais plus monter des mailles sur une aiguille. Il m'était impossible de faire une liste de commissions, j'ouvrais le frigo mais je ne voyais rien. Comme j'avais toujours d'énormes difficultés à marcher tant je tremblais, je passais mes journées devant l'ordinateur, essayant de me souvenir des explications données la veille par mon mari ; LE VIDE....... Alors, il me marqua tout et je commençais mon apprentissage sur internet. Très rapidement je trouvais des femmes qui demandaient de l'aide, qui appelaient "au secours" et je passais mes journées à aider ses femmes, à les soutenir. Je ne pouvais même pas boire un verre d'eau car j'étais dans l'impossibilité d'aller aux toilettes toute seule, plusieurs fois mes jambes se sont dérobées, heureusement que mon mari rentrait à midi. Il préparait le repas, passait l'aspirateur, m'emmenait aux toilettes et, si j'étais bien, me soutenait pour aller m'installer devant l'ordinateur. J'eus quelques très bonnes journées, mon médecin me baissant le Synédil régulièrement. Puis, au moins de septembre, les symptômes sont revenus, plus forts encore. J'ai alors dit à mon médecin "cela a assez duré, je veux voir un neurologue." "Pas de problème" me dit-elle, "je vois pour vous obtenir un rendez-vous très rapidement." "Mais, comment je vais faire pour aller en ville, je ne tiens pas debout, je ne peux pas marcher, il me faut un VSL ?" "Vous partez de bonne heure avec votre mari, il vous dépose sur le trottoir le temps de se garer, vous vous accrochez à un poteau et vous attendez ; vous n'avez pas droit à un VSL, vous ne serez pas remboursée." Il y a un hic, j'ai pas demandé à être dans cet état, je marchais avant Agréal... Le lendemain, le médecin me téléphonait pour me donner la date du rendez-vous et me dit "arrêtez immédiatement le Synédil." Effectivement je me sentis mieux et c'est en marchant que j'allais à mon R.V. chez le neurologue : symptômes de sevrage à un neuroleptique. "Je vais vous donner un anxiolitique car vous devez être anxieuse et que cela risque de prolonger ces symptômes." "Désolée Docteur, je ne prendrai pas de médicament." Les jours ont succédé au jours, et fin décembre je ne pesais plus que 43 kgs. Je n'appelais pas mon médecin car elle m'avait avertie, en dessous de 44 kgs je vous fais hospitaliser en neurologie. J'avais perdu 14 kgs en tout et j'avais l'impression que la vie quittait mon corps. Ce fut aussi un beau jour de décembre que je connus les heures les plus difficiles, le seul jour où j'ai pleuré, TU DOIS TE TUER, TU DOIS TE TUER..... Il n'y avait que cela dans ma tête. Je ne voulais pas partir en laissant les choses comme cela, rien n'était prêt, je devais faire un testament..... mais je ne pouvais pas écrire. C'est en pleurant que j'ai appelé mon mari au travail : "tu dois venir, JE DOIS ME TUER et je ne peux pas écrire mon testament, mais JE DOIS ME TUER." Je lui répétait cela sans cesse. Je savais qu'il allait venir très rapidement et en attendant, je commençais à cacher ce que j'avais comme médicaments puisqu'il fallait que JE ME TUE. Deux amies, malades à cause d'Agréal, me téléphonèrent et me parlèrent jusqu'à l'arrivée de mon mari. Après son arrivée, je me suis recouchée ; je me suis endormie et au réveil, cette crise était passée, laissant place à une nouvelle crise de tremblements, tachycardie, corps gelé, fatigue intense, et je gardais le lit toute la journée. Début janvier, je lançais un SOS sur un forum. Une heure après, un médecin m'appelait de l'Inde. J'ai suivi tous ses conseils. Quatre jours plus tard, j'étais debout, je marchais. J'ai beaucoup de difficultés à reprendre du poids malgré un bon appétit, 46 kgs en octobre 2008. Parfois, des crises reviennent : très grande fatigue, besoin de dormir, grande difficulté à écrire, très très froid, tachycardie, alors je lui envoie un mail et il me dit ce que je dois prendre, il me rassure tout en me répétant qu'Agréal est pervers et vicieux. On croit que le calvaire est enfin terminé car la vie est comme avant et, vlan tout revient, sans avertir, et c'est très dur. A ce jour, je n'ai toujours pas retrouvé la santé que j'avais avant AGREAL.
    Ajouté le 11 mars 2009 à 19h13

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