11 mars 2009
Leur cabinet d'orthodontie à Binic a fermé du jour au lendemain... Des parents de jeunes patients viennent de s'unir pour faire connaître leur désarroi: les soins de leurs enfants sont suspendus depuis deux mois et ils ne savent vers quel praticien se tourner. Cela d'autant moins qu'ils ne disposent pas des dossiers de soins de leurs enfants, aujourd'hui entre les mains du conseil départemental de l'ordre des chirurgiens-dentistes.
«Pas une mécanicienne»
«Le travail de ce praticien nous donnait entière satisfaction. Il s'agit d'une jeune femme installée depuis peu d'années, mais qui possédait d'excellents diplômes. Surtout, elle ne se contentait pas d'être une "mécanicienne" de la mâchoire. Elle considérait les enfants dans leur globalité et savait établir avec eux un excellent contact», explique un père de quatre enfants, dont deux étaient en soins. Comme d'autres, cette famille faisait plusieurs dizaines de kilomètres pour recevoir ces soins, à Binic. Le cabinet disposait d'une clientèle de 200 à 400 patients, peut-être davantage, essentiellement des enfants. «Je me suis adressé à la CPAM, qui m'a simplement conseillé de trouver un autre orthodontiste», dit ce père de famille qui ne s'y résout pas et cherche à comprendre. A cette fin, il interpelle les praticiens du département.
«Continuité des soins»
Au conseil de l'ordre, on explique seulement que la praticienne, après un arrêt de travail médical, aurait d'elle-même vers la mi-février «demandé sa radiation pour raisons personnelles». Il semble qu'en réalité, «les pratiques médicales» de l'intéressée soient à l'origine d'un différend avec la caisse d'assurance maladie. «Ce qui nous importe, c'est la situation des patients. Le praticien a l'obligation d'assurer lui-même la continuité des soins lorsqu'il cesse son activité. Les orthodontistes ne sont pas très nombreux et ont déjà beaucoup de travail. Nous recherchons des solutions», explique le président, Gilles Gourga. La dentiste était injoignable, hier, et sa ligne téléphonique professionnelle est suspendue.
