24 septembre 2009
Une centaine d'agricultrices réunies mardi à Plérin ont travaillé sur l'amélioration du dialogue dans leur exploitation.
Elles veulent être agricultrices, ou exploitantes agricoles à part entière, et pas seulement «femmes d'agriculteurs». Une évidence, aujourd'hui? Pas pour toutes. «Il est encore parfois difficile pour une femme de trouver sa place dans l'exploitation. L'épouse est souvent cantonnée aux tâches administratives et à la traite. On a encore du mal à laisser les femmes prendre des décisions en agriculture, alors que certaines gèrent très bien leur exploitation toutes seules». Sylvie Tranchevent ne parle pas exactement en connaissance de cause, car elle partage sa vie avec un homme moderne. N'empêche... «Quand il fallait s'occuper des enfants ou aller les chercher à l'école, il me déchargeait au besoin de certaines tâches, mais il ne lui venait pas à l'idée d'interrompre son propre travail pour le faire lui-même».
«Agriculture au féminin»
Les choses ont changé depuis que Sylvie Tranchevent fait partie du groupe «agriculture au féminin» de la chambre d'agriculture. Comme elle, une centaine d'agricultrices costarmoricaines participaient mardi à la cinquième journée départementale du groupe. Après «l'image de soi» et «la gestion du temps», les précédentes années, «les relations humaines» en formaient le thème.
Désamorcer les conflits
«Dans un Gaec ou un autre type de société agricole, il y a souvent des conflits par manque de dialogue. Cela mène parfois à l'explosion de la société. Il est donc très important de savoir désamorcer les conflits», explique encore Sylvie Tranchevent, devenue l'une des responsables du groupe. Travail sur le fonctionnement mental et psychologique, jeux de rôles, interventions d'une sociologue spécialisée en relations humaines, travaux pratiques ont fourni aux participantes quelques clés pour mieux communiquer dans leur exploitation. Dans un coin, un petit groupe de futurs agriculteurs, invité, n'en perdait pas une miette...
