14 décembre 2010
Il aura fait deux victimes à huitjours d'intervalle, une femme âgée de 28 ans, mère d'un jeune enfant, à Guingamp, dans la nuit du 8 au 9octobre, et une femme âgée d'une cinquantaine d'années qui vient de sortir de prison, dans la nuit du 15 au 16octobre, à Ploumagoar.
Deux victimes à huit jours d'intervalle
Dans les deux cas, souligne son avocate, «il n'a pas provoqué la situation, il en a juste profité». Il a profité de femmes fragiles, sous traitement médicamenteux, malades alcooliques comme lui. Il déshabille la première alors qu'elle est totalement inconsciente, allongée sur le canapé de son appartement, la touche, la viole avec un objet et la prend en photos. «Tu as vu comment tu es quand tu es bourrée», lui aurait-il dit ensuite, menaçant d'envoyer ces photos aux services sociaux. Elle pense qu'il a mis des médicaments dans l'alcool qu'ils ont ingurgité toute la soirée, lui ne se rappelle pas de grand-chose.
«La bouteille n'est pas une excuse à tout»
«Je ne me reconnais pas dans ce que j'ai fait, ce n'est pas moi», explique le prévenu. «Il se présente comme handicapé mais la bouteille n'est pas une excuse à tout», relève l'avocat de la partie civile. L'expert psychiatrique note, lui, «un comportement pervers manifeste à l'égard des victimes, une emprise sur les personnes vulnérables et une tendance à la manipulation». La deuxième victime sera également prise en photo, nue, retenue contre son gré. Des lésions sur les bras attestent de violences commises lors d'une tentative de fellation forcée. «Elle couche avec tout le monde quand elle est ivre, pourquoi pas avec moi», se serait défendu le prévenu devant les gendarmes. Déjà condamné sept fois auparavant, dont plusieurs fois pour conduite en état alcoolique et une fois pour sévices graves à un animal domestique, Patrice Gobe a été condamné à quatre ans de prison, dont trois ans ferme et mise à l'épreuve pendant trente-six mois, inscription au fichier des délinquants sexuels. Il devra indemniser la deuxième victime qui, seule, s'est constituée partie civile, à hauteur de 4.000 EUR. Le tribunal a par ailleurs prononcé son maintien en détention.
25 mai 2012