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Agression sexuelle. Après sa fille, il récidive sur sa nièce

21 janvier 2011

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Un homme de 39ans a été condamné, hier, à deux ans de prison pour une agression sexuelle commise sur sa nièce, à Loudéac. Cinq ans après avoir violé sa fille et trois mois après sa sortie de prison.

«Je leur avais promis de ne pas recommencer. Je les ai trahies». Debout et encadré par deux policiers, le prévenu parle mais a du mal à expliquer son geste. Face à lui, sa soeur le regarde fixement. À la recherche de réponses à sa seule question: pourquoi a-t-il fait ça? En mai2010, l'homme de 39ans a commis une agression sexuelle sur sa nièce. La fille de sa soeur, âgée de 12 ans. Il ne le nie pas. «Je l'ai laissée venir sur mes genoux et puis... j'ai paniqué. Je ne voulais pas lui faire de mal», jure-t-il.

Huit ans de prison pour le viol de sa fille

Il était pourtant prévenu. Il venait de sortir de prison trois mois plus tôt. En 2005, il avait violé sa propre fille. Ce qui lui avait valu une peine de huit ans de réclusion criminelle. À sa sortie, après cinq ans et demi de détention, l'homme est accueilli par sa soeur. Elle accepte de l'héberger mais le fait promettre de ne pas toucher un cheveu de ses enfants. Il a tenu moins de trois mois. «Je lui ai fait confiance. Il m'a trahie. Jamais je ne le pardonnerai», explique la mère de la victime, soutenue par son mari.

«Pensez-vous être un pédophile?»

Les juges se penchent sur la personnalité du prévenu. Et plus précisément sur le risque de récidive. «Pensez-vous être un pédophile?», interroge la présidente. «D'après ce qu'on m'a dit oui mais en fait je ne connaissais pas ce terme». Les experts, qui l'ont examiné en 2005, sont pourtant formels. Il n'est pas un pervers. Il est «curable et réadaptable». Le procureur de la République, pour lequel le prévenu «a prouvé sa dangerosité», réclame quatre ans de prison. Son avocat, s'appuyant sur le rapport des experts, demande qu'on «garde espoir» pour son client. Le tribunal a prononcé une peine de quatre ans de prison dont deux ans avec sursis. Il devra verser 6.800euros à la famille de sa victime et a interdiction d'entrer en contact avec elle.

  • Dominique Morvan
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