19 février 2012
Les grandes manoeuvres commencent! En Bretagne, c'est dans le Morbihan que la France forte a décidé de lancer le débarquement. Avec une flopée de ministres au programme (Morano, Le Maire, Longuet, Jacob, président des parlementaires UMP...) et il est peu probable que ce soit uniquement pour goûter la nouvelle spécialité locale:les chips au caramel au beurre salé. Le Morbihan, c'est un terrain de manoeuvre bien dégagé à côté des quatre départements voisins, hérissés de barbelés et peuplés de tribus de gauchos au caractère ombrageux. Nadine Morano a ouvert le bal en se rendant jeudi à Carnac, au pays des menhirs, dont les alignements sont une illustration de la stratégie à respecter en période électorale. Ce que la ministre n'a pas manqué de faire le lendemain, à Lorient. Reçue à la DCNS, elle s'est montrée aussi droite que Juppé dans ses bottes et presque aussi muette que Jean Dujardin dans «The Artist». Pas un mot plus haut que l'autre, pas la moindre petite saillie. La France forte, oui, mais pas en gueule, c'est le nouvel axe de la campagne de reconquête. Les accompagnateurs auront tout de même relevé que dans l'invitation qui leur était lancée pour suivre Nadine Morano à DCNS, il était précisé qu'il fallait «revêtir un équipement de protection individuelle». Pourquoi, ils avaient peur qu'elle morde?
Oh, fouchtra!
Un autre Morbihannais était aussi à l'honneur, cette semaine:Alan Stivell, pour le grand retour du barde à l'Olympia, 40 ans après. Enfin, Morbihannais, c'est vite dit, car Stivell est né en Auvergne, à Riom, région où a aussi été élevée Nolwenn Leroy, qui l'accompagnait pour ce concert-anniversaire. Le guitariste Pat O'May en a conclu que ce duo-là, c'est «des Bretons fouchtra! Mais bon, on n'a qu'à dire que Stivell est né à Riom-sur-Belon!». La Bretagne forte a les méninges qui phosphorent.
Le courant passe
Anniversaire aussi à Ergué-Gabéric où on célébrait les 190ans de l'usine Bolloré (aujourd'hui productrice de batteries) en présence de Vincent Bolloré, le P-dg et de Bernard Poignant, le maire de Quimper. Le premier est un familier de Sarkozy, le second est très proche de Hollande. Ce qui ne les empêche pas de s'entendre comme larrons en foire, Poignant se contentant désormais de dire qu'il est «l'ami des champs de Bolloré», chacun comprenant, par déduction, qui est l'ami des villes. Mais bon, pas de problème. Avec Bolloré et Poignant, l'union nationale est en marche pour le plus grand bien de la batterie.
In the pocket
Tiens, à ce propos, un point a été fait à Rennes sur les producteurs de vaches. Les seuls à avoir des résultats à peu près convenables, ce sont les éleveurs de race limousine. À croire que la crise frappe partout de la même façon: les seuls qui s'en sortent sont ceux qui ont des limousines. En revanche, on ne peut pas dire qu'il s'en soit bien tiré, ce pied nickelé brestois qui avait sans doute la tête ailleurs. Dans un magasin de vêtements, il est entré dans une cabine d'essayage, a enfilé des vêtements neufs, a réussi à enlever les deux antivols clipsés sur le tissu et il est ressorti du magasin comme si de rien n'était. Mais l'alarme s'est déclenchée. Le bougre avait mis les deux antivols dans sa poche!

12 mai 2012
23 avril 2012
18 avril 2012
7 avril 2012
24 mars 2012
17 mars 2012 à 07h56 - 1 réaction(s)