18 octobre 2009 - 5 réactions
Les forces de l'ordre s'étaient mobilisées en masse pour la manifestation, interdite, de l'ultra-gauche, prévue hier à Rennes. Mais l'événement finalement n'a pas eu lieu.
La manifestation de l'ultra-gauche, prévue hier à Rennes et interdite par le préfet, n'a finalement pas eu lieu. Ce rassemblement régional de «soutien aux luttes de l'Ouest» laissait craindre pour les autorités des violences, à l'instar de ce qui s'était déroulé à Poitiers, la semaine dernière (*). Autour de la gare, lieu initial du rassemblement, et dans le centre-ville, un impressionnant dispositif avait été déployé par les forces de l'ordre. CRS, gendarmes mobiles, brigade anticriminalité (BAC), GIPN, au total 200 personnes étaient mobilisées. «L'objectif était de marquer notre présence et tenir le terrain», a souligné le préfet d'Ille-et-Vilaine. Cette présence et les nombreux contrôles d'identité effectués ont, semble-t-il, été dissuasifs.
150 contrôles d'identité
L'entrée dans la gare, protégée par de nombreux policiers et gendarmes, était interdite aux personnes ne possédant pas de titre de transport. Aux abords de la gare et dans le centre-ville, plus de 150personnes ont été contrôlées au total, dans le cadre de l'interdiction de la manifestation prise par le préfet. Au cours de ces vérifications, qui n'ont débouché sur aucune garde à vue, plusieurs individus ont été retrouvés en possession de masques permettant de se dissimuler le visage, comme cela avait été le cas lors des débordements à Poitiers.
Bidon d'essence
Un fourgon qui y avait été repéré la semaine dernière, immatriculé en Angleterre, a été contrôlé sur les quais. Les policiers y ont notamment trouvé des bâtons avec des chiffons enroulés avec de l'adhésif à leur extrémité et un bidon d'essence. Le conducteur, qui a expliqué que ces bâtons lui servaient à jouer du tambour, a fait l'objet d'une procédure pour infraction au code de la route pour ne pas avoir changé sa carte grise. Si aucun incident majeur n'a été enregistré au cours de la journée d'hier, un dispositif de surveillance devait toutefois être maintenu au cours de la nuit.
* Une marche silencieuse a rassemblé, hier, toujours à Poitiers, entre 700 et mille personnes en soutien aux huit personnes jugées après les violences commises ce jour-là. Elle a donné lieu à trois nouvelles interpellations.
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