12 octobre 2009
Élus et syndicalistes bretons s'inquiètent d'une éventuelle baisse des moyens alloués à la surveillance en mer, alors que l'État a lancé une mission d'audit sur les Cross (Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage).
Selon la lettre de mission, signée par le directeur des Affaires maritimes Damien Cazé, l'audit doit évaluer «la pertinence à envisager une baisse des effectifs de quart dans les trois Cross de la Manche et de la Mer du nord». «Concrètement, il s'agit d'évaluer si les missions actuellement assurées par quatre équipes de quart de personnels de la Marine nationale peuvent être conduites par trois équipes. (...) Bien entendu, l'efficacité du dispositif actuel et le niveau des prestations ne doivent pas être dégradés», poursuit Damien Cazé. Deux députés du Finistère, Marguerite Lamour (UMP) et Jean-Jacques Urvoas (PS), ont déposé à l'Assemblée nationale, fin septembre, des questions écrites au gouvernement, l'alertant de l'inquiétude suscitée par cet audit.
«Pas de plan secret»
La CGT des marins du Grand-Ouest évoque, pour sa part, un «projet aberrant», alors que la vice-présidente du conseil régional en charge de la mer, JanickMoriceau(Verts), souligne qu'une «réforme des Cross ne devrait pas aller vers une réduction de moyens, mais au contraire vers leur renforcement, tant humain que matériel». Interrogé à ce sujet, le directeur des Affaires maritimes a affirmé qu'«il n'y avait pas de réforme des Cross, ni de plan secret en préparation». L'audit, qui s'inscrit dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) de l'État, a pour mission notamment «d'étudier comment un Cross peut suppléer un autre Cross en cas de grosse opération, comme cela a été le cas à plusieurs reprises cette année pour le CrossGris-Nez, qui a dû suppléer son homologue de Douvres».
