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SNCF. Un cheminot breton sur deux souffre au travail 

13 janvier 2011 - 19 réactions

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La moitié environ des cheminots bretons participant à une enquête sur la souffrance au travail se sont plaints d'un «stress» lié à leur emploi, selon une étude du cabinet Transversales, rendue publique par le comité d'établissement régional des cheminots de Bretagne.

Par ailleurs, 41% de ces salariés ont évoqué une «fatigue anormale en raison du travail» et 37% une «pression hiérarchique», selon les résultats de cette enquête.

La peur de changements de situation

Et 40% des cheminots participant à l'étude «s'attendent à vivre un changement indésirable dans leur situation professionnelle», du fait des changements organisationnels à la SNCF. Au total, un tiers des 3.940 cheminots bretons ont répondu au questionnaire, distribué à tous. Il ne s'agissait pas d'obtenir un échantillon se voulant représentatif, mais «avant tout de laisser s'exprimer les agents qui le souhaitaient», selon ColetteFranciosi, du cabinet d'audit Transversales. Les résultats de l'étude ont été présentés et débattus, lundi à Rennes, en présence notamment de représentants syndicaux, de médecins du travail et de la direction de la SNCF. Pierre Delanoue, de la direction des ressources humaines de la SNCF, a précisé qu'un plan d'action a déjà été mis en place depuis le début de l'année 2010 par la SNCF, qui prévoit, entre autres, une sensibilisation des managers à ce problème. Le même type d'enquête avait été mené dans la région Paca au début de l'année 2010. Les cheminots normands seront les prochains à être interrogés.

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19 réactions

  • felix
    félix
    Ce sont les résultats d'un sondage que les cheminots n'ont jamais demandé. Il est évident qu'il y a dès lors une diversité de commentaires. Si vous faites le même sondage auprès des éboueurs, un certain nombre se plaindront et un certain nombre se satisferont de leur emploi. Si même vous sondez les sénateurs, un certain nombre auront le culot de dire qu'il s'agit d'une fonction harassante et pourtant tout le monde connait la devise :" facile comme une vie de sénateurs". L'erreur de ce type de sondage c'est qu'ils débouche toujours sur un argumentaire populiste qui ne règle aucun problème. La société a besoin de tous les corps de métiers, les bons et les moins bons et personne ne peut connaître de l'intérieur un métier qu'il n'a pas exercé, sauf à vouloir le jalouser sur des critères qui n'ont aucune objectivité. Je pense que "fichtre" aurait bien besoin de reconsidérer son analyse car je ne crois pas me tromper en affirmant que sa situation sociale est bien meilleure que celle du cheminot. Dès lors la critique est toujours facile et l'art plus difficile.
    Ajouté le 14 janvier 2011 à 15h02
  • jacques340
    pourquoi pas une grève
    il y en aura de moins en moins .ils commencent à sentir la privatisation . les dockers aussi
    Ajouté le 14 janvier 2011 à 09h20
  • fichtre
    Ce petit monde vit en vase clos
    Moi je constate que ces gens là sont en dehors des réalités de la société. Et pour cause, ils vivent un petit peu en marge de cette société disposant encore de leurs bibliothèques SNCF, de leurs centres de vacances de la SNCF, de leurs clubs sportifs de la SNCF bref tout un lot de privilèges auxquels ils sont très attachés car il ne leur en coûte rien. Ils souffrent au travail, peut être, j'en doute personnellement, si c'est le cas je le mets sur la méconnaissance de la situation de leur compatriote, qui si elle leur était connue devrait les encourager à plus d'optimisme. Il fut un temps, pas si lointain, ou le client était un usager des lignes de la SNCF. On ne lui devait rien à ce client : pas de respect des horaires, pas d'explication, pas de compte à rendre de manière générale. Je me souviens encore dans les années 2000 d'un voyageur signalant au contrôleur l'oubli d'un sac d'effets personnels par une personne ayant quitté le train: le contrôleur a refusé de prendre ce sac pour le déposer à la consigne, sans doute par paresse et car cela ne lui rapportait rien. Un jour, la pression de la société les a rattrapés un petit peu : l'encadrement a décrété qu'il fallait apporter un minimum de services et d'explications à l'usager devenu entre temps un client de la SNCF. Il a donc fallu apprendre à parler au micro, préparer des messages d'information, rechercher des correspondances, bref s'investir au delà des tâches habituelles. Le résultat est inégal : il y a une minorité de contrôleurs très serviable qui se montre auprès des voyageurs tout au long d'un voyage de 4 H mais aussi beaucoup à estimer qu'il n'est pas de leurs obligations de se mettre en quatre pour le voyageur (c'est agréable aussi de rester au wagon bar ou de jouer au voyageur en première). Habitué des lignes TGV, je constate que les contrôleurs ne portent pas, l'âge avançant, les stigmates d'un travail usant voir stressant (vous voyez ce que je veux dire, ces cheveux devenus prématurément blancs, ces poches démesurés sous les yeux, cette fatigue visible sur le visage,...). Voyager dans un salon roulant, à l'abri des intempéries, à longueur d'année, ce n'est pas ce qu'il y a de plus dur comme labeur ! Mais bon on nous dit qu'ils sont stressés, on se doit donc de les croire. Quelle est donc la durée de travail journalière à la SNCF? Quid du contrôleur qui fait un voyage Brest/Paris, en fait-il un second dans la journée ? J'ai été témoin assez récemment d'une scène un peu triste : une jeune fille, qui n'avait visiblement pas les moyens de se payer le prix du billet, s'est fait verbaliser sans ménagement par le contrôleur et sa stagiaire en formation. Outre l'amende elle a dû s'expliquer sur cette absence de billet devant tous les voyageurs. J'ai trouvé ce zèle pitoyable car nos camarades de la SNCF, eux, leurs enfants ne payent pas les voyages en train. Bonsoir. "Les efforts doivent être partagés"
    Ajouté le 13 janvier 2011 à 23h08
  • Biniou
    Tout est relatif
    Je me demande alors ce que peut être le stress de la caissière d'un hypermarché ou celui de l'opératrice qui travaille sur une chaine de découpe dans l'agro-alimentaire...
    Ajouté le 13 janvier 2011 à 18h03
  • a.le...
    SNCF : le bagne !
    L'autre c'est celui qui est en repos... Je sais c'est de 'l'humour facile, mais les pov'cheris ils n'ont qu'a regarder autours d'eux et arreter de geindre.
    Ajouté le 13 janvier 2011 à 16h15
  • Fanchec
    Heureux les demandeurs d'emploi
    Les demandeurs d'emploi ne connaissent pas leur bonheur de ne pas avoir à stresser au travail, il est vrai que d'autres stress plus importants les empêchent de trouver le sommeil
    Ajouté le 13 janvier 2011 à 15h35
  • hortaxe
    Je confirme
    Ils sont vraiment à plaindre.
    Ajouté le 13 janvier 2011 à 15h22
  • pich
    il faut faire la grève!!
    mais comment ce fait-il qu'ils ne font pas la grève.pourtant ils connaissent bien ce mot.mais je pense que ça ne devrait pas tarder!!!
    Ajouté le 13 janvier 2011 à 13h20
  • belenus
    EN CONCLURE
    q'un cheminot sur deux, soit 50% de ces salariés des chemins de fer en France travaillerait-t-il trop pendant que d'autres les regarderaient...???
    Ajouté le 13 janvier 2011 à 13h11
  • lili29
    Très bien, mais.....
    à quand des statistiques dans le bâtiment ? Pour ce qui est de la fatigue et du stress, ils connaissent aussi, et pourtant leur retraite ne leur est pas accordée aussi tôt qu'à la SNCF, et en plus on ne les entend pas se plaindre tout le temps. Y aurait-il deux poids deux mesures ?
    Ajouté le 13 janvier 2011 à 12h53
  • CHA29BZH
    pauvre empoyé de la SNCF
    déjà qu'il était en grève, il est fatigué... Mais n'est pas lui qui a choisi cet emploi (pour la sécurité, et l'ambiance???)... Sinon POLE EMPLOI recrute... De nombreuses entreprises proposent des emplois dans le froid, l'humidité... ou la chaleur... et en plus, vous avez le droit de rester bosser dans ces conditions jusqu'à 65 ans... On dirait que ceux qui travaillent ailleurs n'ont pas le stress...
    Ajouté le 14 janvier 2011 à 09h50
  • quaio
    STRATEGIE DU CHOC
    C bizarre on retrouve le meme grave probleme dans plusieurs grandes entreprises est ce qu on est pas en face de ce qu expliquait Naomi Klein dans son livre ?
    Ajouté le 13 janvier 2011 à 13h28
  • capelanbrest
    Quels ramassis de propos populistes!
    c'est incroyable! n'oublions jamais que chacun peut influer sur son destin et choisir sa profession à condition de s'en donner les moyens.... Alors pourquoi vouloir comparer des cheminots à des employés dans les secteurs agro alimentaires ou du bâtiment...? Dans la vie il y a de tout : ceux qui peuvent, ceux qui voudraient et ceux qui n'ont pas pu...quelques soient les raisons...ainsi va la vie. ceux qui on fait carrière aux chemins de fer ? tant mieux pour eux...ceux qui ont du se contenter de petits boulots c'est dommage..mais c'est la vie! Après à chacun de retracer son parcours et de mesurer ses choix... Tous ces propos sentent l'amertume le regret et c'est dommage !
    Ajouté le 14 janvier 2011 à 00h05
  • Japhar
    qui êtes vous?
    je ne travail pas a la sncf mais je trouve que vous avez l'air de bien connaitre le sujet..... C'est sur que l'herbe est toujours plus verte chez le voisin....
    Ajouté le 13 janvier 2011 à 22h47
  • Vigilance 35
    pléonasme
    Je ne savais pas que le Télégramme était un journal comique, mais là, chapeau; même si ce n'est pas fait exprès, j'avoue que je suis plié de rire! Sérieusement : de qui se moque t-on?
    Ajouté le 13 janvier 2011 à 22h29
  • ariel4
    Quota
    Le frère d'un conducteur de TGV m'a confirmé que ce dernier effectuait son quota d'heures de conduite sur deux jours. Autant j'ai de la compassion pour mes Grand-pères, l'un et l'autre, qui s'usèrent sur les lignes locales, autant je m'offusque des "déprimes" de ces
    Ajouté le 13 janvier 2011 à 19h35
  • kir4ppy
    Les pauvres
    J'avoue qu'il sont vraiment à plaindre
    Ajouté le 13 janvier 2011 à 12h21
  • azazel
    dur dur ...
    Ca n'est peut être pas aussi facile que de rester dans un bureau toute la journée mais il faut quand même avoir du toupet pour se plaindre autant alors que certains découpent des cochons à 4h du matin par une température de 4 degrés ! (voire pire ...) A bon entendeur ...
    Ajouté le 13 janvier 2011 à 13h58
  • golfe22
    Ouvriers du bâtiment
    Le même type d'enquête pourrait être réalisés pour les ouvriers du bâtiment et de la métallurgie. Peut être qu'ils auraient le droit de partir aussi en retraite à 55 ans.
    Ajouté le 13 janvier 2011 à 12h57

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