26 novembre 2009 - 1 réactions
«Ni le vent ni la pluie, rien n'arrête les alcooliques du vendredi soir!». Tel est l'adage de certains jeunes Vannetais improvisant des apéros sur l'esplanade du port de plaisance de la ville-préfecture du Morbihan. Avec la «défonce» pour principal objectif, bien qu'il soit interdit de consommer de l'alcool sur la voie publique depuis 1995, via un arrêté municipal reconduit à moult reprises. À l'origine, le but était de contrer les mauvaises habitudes des sans-abri. Le jeudi soir, c'est le moment des étudiants, au nombre de 6.500 pour 58.000habitants. Leur lieu de prédilection: le quartier Saint-Patern, à la sortie de sa dizaine de bars. Le lendemain, sur le port donc, la soirée attire plus les lycéens, dès 14 ans, enclins à évacuer «le stress de la semaine». C'est eux qui le disent. Ils s'y donnent rendez-vous grâce au réseau social Facebook.
Un jeune, une bouteille...
En juin, jusqu'à 500 fêtards se seraient retrouvés «pour prendre une grosse mine» de fin d'année scolaire. Les doses: un jeune égale une bouteille d'alcool fort, deux pour ceux envisageant de «se mettre vraiment minable». Là , la soirée n'avait pas dégénéré, malgré des échauffourées. Contrairement à celle du vendredi 23octobre. En ce tout début des vacances de la Toussaint, près de 200ados s'étaient rassemblés. Bilan: au moins un plongeon dans l'eau pour un jeune vêtu d'un simple caleçon, des jets de bouteilles de verre sur des bateaux amarrés et même sur des voitures, trois interpellations pour ivresse publique et manifeste... Pour faciliter le travail des policiers, la ville va mettre à leur disposition un médecin généraliste, peut-être avant la fin de cette année. Lors de permanences nocturnes, ce professionnel mènera, directement au sein du commissariat, les examens obligatoires avant tout placement en cellule de dégrisement. Évitant un aller-retour à l'hôpital, aujourd'hui imposé au contrevenant et, de fait, pour les deux, voire trois fonctionnaires l'escortant.
Rondes de surveillance
Des communes de l'agglomération, Saint-Avé et Séné en tête, n'échappent pas au phénomène. Certes, le public concerné diffère un peu: des jeunes adultes déscolarisés et sans emploi, «se chauffant» dans les bourgs ou en périphérie. Les deux municipalités ont fait appel aux services d'une même société de surveillance afin de protéger, lors de plusieurs rondes hebdomadaires, les bâtiments publics détériorés de temps à autre. Ce qui a un coût: de 6.000 à 7.000 EUR l'année.