18 juillet 2009
Le long blocage de l'université de Rennes 2 par les étudiants grévistes ne semble pas avoir altéré l'image de l'établissement au point d'entraîner la chute des inscriptions. La diminution constante et régulière des effectifs, à laquelle l'université est confrontée depuis cinq ans, aurait même été enrayée. Le président Marc Gontard a, en effet, fait état, hier, d'un nombre d'inscriptions égal à celui de l'année dernière. Il est vrai que Rennes 2, la première université de sciences humaines et sociales à entrer dans le mouvement de grève, a aussi été la première à en sortir. Au bilan, elle aura été moins perturbée que la plupart des autres établissements. En revanche, l'effet du blocage s'est fait nettement sentir sur les résultats. «Nous avons enregistré une augmentation de 3% des étudiants qui n'ont pas participé aux examens», constate Marc Gontard. À cela s'ajoute un taux d'échec en hausse de 5% chez les étudiants qui ont passé les épreuves. «Il fallait évidemment s'y attendre, après un semestre où les rattrapages de cours et les examens retardés n'ont pas pu compenser l'intégralité des huit semaines de blocage», commente le président.