6 octobre 2009 à 15h31
Premier incident au procès de l'affaire Algret qui vient de s'ouvrir devant la cour d'assises du Finistère, à Quimper. Le ton est monté soudainement entre les coaccusés qui ont dû être évacués par les hommes du GIPN. Les débats sont suspendus depuis 15 h 15.
> Le GIPN en force au procès de l'affaire Algret
Les débats se déroulaient dans un climat apaisé depuis ce matin. Mais lorsque la cour a commencé à évoquer le contexte de l'affaire, à savoir le proxénétisme, le commanditaire présumé de l'assassinat, Antonio Freitas s'est soudainement énervé.
"On attend Foltzer !", s'est écrié le surnommé "Tonio", en faisant référence à Richard Foltzer, le juge d'instruction qui a mené l'information judiciaire de l'affaire Algret, mais aussi celle du naufrage du Bugaled Breizh. "Il a fait couler deux fois le Bugaled, pas moi", a tempêté l'accusé, visiblement très excité. "Ce dossier est magouillé. On n'ira pas au bout de ce procès, je vous le promets !"
Après quoi les coaccusés ont commencé à s'invectiver entre eux. Les journalistes présents à l'audience ont été pris à partie. Voyant le climat se détériorer, le président de la cour d'assises a ordonné l'évacuation des neuf coaccusés par le GIPN et la suspension des débats.