letelegramme.fr

 

Rechercher

Présidentielle. Résultats du premier tour : la réaction des militants bretons

24 avril 2012

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • Imprimer cet article

Durant des mois, ils ont milité, dans les villes et les campagnes bretonnes. De Rennes à Brest, de Lorient à Saint-Brieuc, ils ont défendu les couleurs de leur candidat à l'Elysée. Et, répondant aux questions des internautes du telegramme.com, ils ont exposé leurs propositions sur les grands thèmes qui préoccupent les Français. Au lendemain du premier tour, plusieurs d'entre eux nous confient leur réaction sur les résultats du scrutin.

Lire également
> TOUS LES RESULTATS COMMUNE PAR COMMUNE

> Présidentielle 2012 : toutes nos rubriques
 

PS : "La Bretagne confirme son ancrage à gauche"
Militant pour François Hollande, Julien Houzé, 28 ans, habite à Rennes. Chargé de mission au Conseil régional de Bretagne, il est membre du Conseil fédéral du Parti socialiste des Côtes d'Armor et coordinateur régional du Mouvement des jeunes socialistes.
Sa réaction : "Tout d'abord réjouissons-nous du taux de participation. C'est un bon signe pour notre démocratie. C'est également le signal d'une attente profonde de changement.
Nous avons une grande satisfaction de voir François Hollande arriver en tête au 1er tour, et de façon plus marquée en Bretagne, qui confirme plus que jamais son ancrage à gauche puisque notre candidat fait ici trois points de plus que la moyenne nationale. La politique du candidat sortant est quant à elle sévèrement sanctionnée. C'est la conséquence de 5 années d'injustices et de stagnation pour la France.
Le score élevé de Marine Le Pen, même en Bretagne, doit nous interpeller. C'est un vote de colère que nous devons entendre pour le transformer en vote d'espoir. Avec les appels à voter pour François Hollande de Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly et Philippe Poutou, les conditions du rassemblement sont désormais réunies pour que la France entre rapidement dans une ère de changement."

UMP : "La vraie campagne commence"
Militant pour Nicolas Sarkozy, François Le Corre, 26 ans, habite à Loctudy (29). Etudiant en droit public, militant UMP depuis 2004, il est responsable Départemental des Jeunes Populaires du Finistère depuis 2010.
Sa réaction : "On nous avait dit que Nicolas Sarkozy ne serait même pas au second tour, les Français en ont décidé autrement. Les résultats du premier tour sont révélateurs du climat social et économique.
La montée du Front National avec Marine Le Pen montre que les Français sont inquiets, qu’ils ont exprimé un vote de crise. La vraie campagne commence : celle du choix.
Nicolas Sarkozy propose de tenir trois débats durant l’entre-deux tours afin de permettre à chacun de trancher en toute transparence, mais François Hollande s’entête, lui, à refuser aux Français ce match qu’ils attendent. François Hollande avait promis : le changement, c’est maintenant… En refusant de faire évoluer le nombre de débats, en excluant de s’adapter aux autres démocraties modernes, il viole dès aujourd’hui sa première promesse."

Front national : "Au second tour, je voterai blanc"
Militant pour Marine Le Pen, Cédric Abdilla, 29 ans, habite à Rennes. Réceptionniste d'hôtel, il est secrétaire départemental FN 35, membre du comité central et candidat aux législatives.
Sa réaction : "Ce score tout à fait favorable est au-dessus de nos attentes. C'est la preuve de la bonne campagne de terrain que nous avons menée. On sent qu'il se passe quelque chose. Mélenchon n'a pas fait baisser Marine. Il y a un effet Marine Le Pen. Pour le second tour, j'ai du mal à imaginer nos électeurs voter Nicolas Sarkozy. Je mettrai personnellement un bulletin blanc. Je ne suis pas contre une alliance avec l'UMP. Mais je ne suis pas sûr que l'UMP souhaite s'associer au FN.
Nous sommes la troisième force politique du pays, il faudra confirmer cette dynamique lors des prochaines élections législatives. A titre personnel, je mènerai une campagne de terrain sur la 8e circonscription en Ille-et-Vilaine."

MoDem : "En Bretagne, un score plus haut que la moyenne nationale"
Militant pour François Bayrou, David Guillerm, 23 ans, réside à Daoulas (29). Etudiant en alternance, il est délégué national des Jeunes Démocrates.
Sa réaction : "Le premier tour n’a pas été à la hauteur de nos attentes. Le score de Bayrou est décevant. C’est une claque. Les Français n’ont pas compris que nous portions un message d’espoir.
Il faut croire que le discours de vérité, qui parle à la raison, ne fonctionne pas face aux promesses, et à l’émotionnel.
Le score des extrêmes (30%) et particulièrement de Marine Le Pen (18%) est une deuxième claque. La crise a toujours aidé ce vote mais voir le FN atteindre le meilleur score de son histoire nous prouve qu’il y a un mal qui ronge la France. Le niveau du débat de cette campagne, transformée en référendum anti-Sarkozy, n’aura pas amélioré les choses.
En Bretagne, le score de Bayrou est plus haut que la moyenne nationale, élément significatif qui nous prouve que quelque chose de fort peut exister ici."

Lutte ouvrière : la poussée du vote FN "est une menace pour les travailleurs"
Militante pour Nathalie Arthaud, Valérie Hamon, 38 ans, habite à Rennes. Conductrice de trains elle est porte-parole de Lutte Ouvrière pour la région Bretagne.
Sa réaction : "Le renforcement de l’extrême droite dans l’opinion publique, exprimée dans le vote FN, est une menace pour les travailleurs. L’élection de Hollande et l’éventualité d’un gouvernement socialiste ne les protègeront pas contre cette menace.
Le mécontentement provoqué par les mesures d’austérité, que Hollande sera amené à prendre sous la pression des milieux financiers, renforcera encore l’extrême droite. Seul le renforcement des forces se situant sur le terrain des intérêts politiques de la classe ouvrière peut constituer un contrepoids à l’extrême droite et l’empêcher de s’arroger le monopole de l’opposition.
Les travailleurs, les victimes de la crise ne peuvent compter sur personne pour se défendre, ni sur le président de la République, ni sur le gouvernement. Quel qu’ait été leur choix personnel dans ces élections, ils devront se retrouver dans les luttes inévitables contre le grand patronat, les banquiers et le gouvernement."

  • Béatrice Pellan
Exportez cet article
Activer mon accès abonné S'abonner au Télégramme

Dans la même rubrique

Abonnements et services

S'abonner au télégramme
Appli iPhone Android Le Télégramme

Nouveau Forfait illimité Le Télégramme Mobile
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Presse régionale

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com | Toute l'actualité maritime avec Mer et Marine | Le Télégramme recrute | Forfait mobile avec Le Télégramme Mobile | Modèles de lettres

Les sites de Pen Duick :

Route du Rhum – La Banque Postale | Transat AG2R LA MONDIALE | Transat Bénodet-Martinique