4 septembre 2009
Mardi soir, la commune de Plougastel- Daoulas s'est mobilisée en masse pour tenter de retrouver Jean-Paul Vourc'h. Un sexagénaire désorienté qui s'est perdu sur les chemins de la presqu'île, le 23août. Plus de 150personnes ont battu la campagne. En vain.
18h. Il pleut des cordes au Four à Chaux. C'est dans ce secteur de la presqu'île que Jean-PaulVourc'h s'est perdu en se promenant, en famille, le dimanche 23août. Armés de cirés, de bottes et de bâtons, une trentaine de personnes s'apprêtent à fouiller champs, ronciers et sous-bois. Les associations de villages qui coordonnent les recherches ont tout prévu. Chaque binôme se voit remettre une carte IGN avec une zone délimitée à fouiller.
Sous une pluie battante
Même scénario dans plusieurs secteurs de la commune où plus de 150 habitants ont bravé les intempéries. «Je suis là par solidarité. Je ne connais pas la famille, explique cette jeune femme aux cheveux trempés, installée dans la commune depuis un an et demi. Cette histoire m'a émue. C'est pourquoi je suis là aujourd'hui». Plus loin, c'est un groupe de chasseurs qui ont voulu mettre à contribution leur grande connaissance de la campagne. Aucune parcelle n'est laissée de côté. Les plus téméraires s'aventurent dans les ronciers, suivant des traces de chevreuils. De temps en temps, des groupes se croisent. Quelques mots sont échangés pour s'informer mutuellement qu'aucun indice, malheureusement, n'a été retrouvé. 20h15. L'obscurité s'installe. Les recherches prennent fin. Hier, Éric Vourc'h, le fils du disparu, faisait le bilan de cette opération. «Une personne a retrouvé une chaussure. Elle ne correspondait pas à celles que portait mon père le jour de sa disparition». La dernière fois que Jean-PaulVourc'h a été vu, c'était au lieu-dit Kergallec. Deux heures après avoir trompé la vigilance de sa famille. L'homme portait un short, il était torse nu. «Mon père était sportif. Il a longtemps été entraîneur puis arbitre de foot. La rando, il adorait ça. Il marchait d'un bon pas. C'est pourquoi les recherches ont été menées sur un si vaste secteur».
Fouiller les jardins
Les gendarmes, eux aussi, ne sont pas restés les bras croisés. Le jour de la disparition, ils ont questionné les automobilistes qui se trouvaient sur la presqu'île. Dans les heures qui ont suivi, un hélicoptère a survolé la zone, fouillant la pointe de l'Armorique et celle de Toubidy, à basse altitude. Dans le même temps, des motards et des vététistes inspectaient les nombreux chemins que compte la commune. «De nouvelles recherches ne seront pas entreprises, soulignait hier Éric Vourc'h. Le maximum a été fait. En revanche, nous demandons aux habitants de s'assurer que mon père ne se trouve pas sur leur terrain.Je tiens à remercier les nombreuses personnes qui se sont jointes à nous mercredi soir. C'est très touchant».
Crozon. Resto du coeur. Une collecte alimentaire samedi