15 décembre 2011 - 1 réactions
Nul n'est prophète en son pays. Lors de l'élection présidentielle de 2007, Jean-Marie Le Pen, né à LaTrinité-sur-Mer (56), n'avait pas obtenu un seul parrainage en Bretagne.
«Marine fait peur»
Une terre de mission pour le Front national puisqu'à ce jour, sa fille Marine n'a toujours pas ouvert son compteur. «Pourtant on pensait que ce serait plus facile avec elle. Mais on se rend compte aujourd'hui que ce n'est pas plus simple car Marine Le Pen fait peur. Le score qu'elle est susceptible d'obtenir fait barrage aux yeux des élus». Ce constat, c'est Jean-Paul Félix qui le dresse. Secrétaire départemental FN du Morbihan, il a été chargé de la collecte des parrainages pour la Bretagne avec au moins une certitude: il ne fera pas plus mal qu'en 2007. Mais, à ce jour, il ne fait pas mieux. À l'en croire, ce n'est pas faute de se dépenser et de solliciter les élus. «Certains ne nous reçoivent pas. Mais beaucoup d'autres, au moins une cinquantaine, ont accepté de nous rencontrer, y compris des élus de gauche qui nous ont bien reçus. Mais on sent bien que certains d'entre eux se disent intérieurement : "Vivement qu'ils s'en aillent"».
14 voix pourtant...
Dans cette quête du parrainage, Jean-Paul Félix est à la recherche de 14 signatures. Celles de ces grands électeurs qui se sont anonymement portés sur le Front national lors des récentes sénatoriales dans le Morbihan, seul département breton concerné par ce scrutin. «C'est la preuve, dit-il, que certains élus nous sont favorables. Mais même dans des petits bourgs où nous avons fait entre 20 et 25% des voix, nous ne recueillons pas de parrainage. Ce n'est pas normal quand on pense qu'en Corse, par exemple, nous en obtenons une quarantaine, pour une population dérisoire par rapport aux trois millions de Bretons».