26 octobre 2009
Au fils et à la fille de Jean-Jacques Le Page, déjà parties civiles dans l'affaire de l'assassinat de leur père, vont s'ajouter les neveux de la victime. Ils viennent d'écrire au juge d'instruction et veulent faire entendre la douleur de la famille.
> Le jeune homme remis en liberté (15 octobre 2009)
> Qui a tué Monsieur Le Page (2 octobre 2009)
> Un jeune Brestois écroué (6 août 2009)
> Une personne en garde à vue (29 juillet 2009)
Jacques et Claude Arnal, les neveux de Jean-Jacques Le Page, le retraité tué dans sa résidence de Plougonvelin à la fin du mois de juillet, viennent d'écrire à Mathilde Boissy, la juge d'instruction chargée de l'affaire. Dans une longue lettre, les deuxhommes entendent se porter partie civile dans cette affaire qui n'a pas encore livré tous ses tenants et ses aboutissants. Ils expliquent cette démarche par la volonté de défendre la mémoire de leur oncle que les deux frères considèrent comme écornée et de rétablir Jean-Jacques Le Page dans sa simple et unique qualité de victime.
À ceux qui croyaient bien le connaître...
«Merci de remarquer que nous n'utiliserons pas le mot ?individu? qui a pourtant été publiquement et officiellement employé pour désigner notre oncle, écrivent-ils. Cela peut paraître ?un détail?, sauf pour la famille d'une victime. À moins de vouloir délibérément la faire passer pour complice de son propre crime».
Une telle hypothèse écoeure véritablement Jacques et Claude Arnal qui rappellent avec force la «lâcheté de ce crime» parce que Jean-JacquesLe Page «sortait depuis peu d'un accident très grave avec coma et hospitalisation de longue durée. C'était un homme paisible de 67 ans à la santé précaire».
Ils ajoutent que, contrairement «à certaines descriptions fantaisistes venant de personnes prétendant le connaître», leur oncle «mesurait sans doute moins d'un mètre soixante et devait peser moins de 45kg». À leurs yeux, la morphologie du défunt leur permet d'affirmer que «l'assassinat de notre oncle n'est pas moins lâche que celui d'un enfant».
Cauchemar permanent
Si les frères Arnal entendent en premier lieu apporter ces précisions, ils veulent aussi raconter le cauchemar qui est le leur depuis cette nuit du 24juillet. «Depuis ce jour, la maison est sans toiture et personne de la famille ne peut pénétrer dans le jardin, alors même que le tout est gardienné aux frais de la succession de la victime. Tout cela au moins jusqu'à la reconstitution qui a déjà été retardée».
Citant encore le soutien difficile qu'ils doivent porter à leur mère, la soeur de la victime, ou la perte «extrêmement perturbante» de leur oncle, les frères Arnal estiment encore avoir subi des «préjudices par ricochet». L'un et l'autre ont dû mettre un bémol sur certaines activités de leur vie. Voici pourquoi, à leur tour, ils réclament «justice», en «prenant soin d'informer et de préserver la famille de la victime et ses proches».
Quimper ville. De Bénodet à Nantes: chronologie de l'affaire