16 novembre 2008
Une marche contre le projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoire » et pour la défense des hôpitaux de proximité, a rassemblé 500 personnes, hier matin, à Carhaix (29).
La coordination des comités de défense des hôpitaux de proximité est entrée en campagne contre le projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoires », qui devrait être discuté en janvier prochain au Parlement. Avec le comité de défense et de développement de l'hôpital de Carhaix, et l'association des usagers du centre hospitalier de Carhaix et des services de santé du Centre Ouest Bretagne, elle organisait hier une marche dans la capitale du Poher. Une marche qui a rassemblé environ 500 personnes.
« Fermetures autoritaires »
Les organisateurs de la manifestation souhaitaient porter à la connaissance du public les aspects négatifs du projet de loi, résumés ainsi par Yves Jardin, vice-président pour la Bretagne de la coordination nationale des hôpitaux de proximité. « Concentrations hospitalières imposées, fermetures autoritaires, loi renforçant l'autoritarisme et le centralisme, qui tourne le dos à toute démocratie sanitaire et qui conforte une vision de l'hôpital conçu comme une entreprise s'inscrivant dans la perspective d'une marchandisation de la santé ».
« La loi Bachelot ne répond pas aux besoins des personnes et des territoires et elle livre l'hôpital public au privé », ajoute Yves Jardin, pour qui « seule la lutte pourra faire reculer le pouvoir ».
Réunion demain
en préfecture
C'est aussi l'avis de Christian Troadec. Le maire de Carhaix a annoncé la tenue d'une réunion demain en préfecture, à Quimper, avec le préfet du Finistère, le sous-préfet de Châteaulin et Antoine Perrin, directeur de l'Agence régionale d'hospitalisation. « On veut savoir une fois pour toutes s'il y a une réelle volonté politique de maintenir l'ensemble des services à Carhaix. On a le sentiment que l'ARH fait montre de mauvaise volonté dans le recrutement des anesthésistes et nous met des bâtons dans les roues. Pourtant les candidats sont là. Il suffirait d'un simple coup de téléphone de la ministre à Antoine Perrin pour débloquer la situation ».
Nouvelle passe d'armes judiciaire
Dans le cas contraire, le maire de Carhaix promet des actions nouvelles. « La mobilisation d'aujourd'hui montre que les gens sont prêts à descendre à nouveau dans la rue » met en garde Christian Troadec.
Ce dernier annonce par ailleurs de nouvelles actions judiciaires avec, dès demain matin, le dépôt d'une plainte devant le tribunal administratif pour obtenir réparation du préjudice financier subi, à la suite de la suspension des services de maternité et de chirurgie. « Des plaintes au pénal pourraient également être déposées prochainement contre Antoine Perrin pour mise en danger de la vie d'autrui », prévient le maire de Carhaix.
21 mai 2012 à 14h20
21 mai 2012 à 09h45 - 9 réaction(s)