letelegramme.com

 

Immobilier. Une reprise à prix bas

17 septembre 2009 à 17h57 - 1 réactions

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • Imprimer cet article
  • Ajoutez cet article
  • Envoyez l'article à un ami

Les prix de l’immobilier ancien ont fortement baissé au cours des cinq premiers mois de l’année en Bretagne. Mais le nombre de ventes, tombé au plus bas, a commencé à progresser en avril.

Durant neuf ans, le prix de l’immobilier a progressé six fois plus vite que les salaires. «Ça ne pouvait pas continuer», commente Thierry Thomas, président du conseil régional des notaires. Ça s’est arrêté en novembre, avec une baisse des prix qui n’a cessé de s’accentuer depuis, et une chute brutale du nombre de transactions qui a atteint 50% .
L’étude statistique, menée par les notaires sur les transactions effectuées entre le 1er janvier et le 31 mai, semble annoncer le retour des acheteurs. S’il se confirmait, ce retour devrait logiquement enrayer la baisse des prix, qui ont aujourd’hui atteint les valeurs de 2005.

Les primo-accédants et les primo-investisseurs en grand nombre
Ce retour est principalement dû aux primo-accédants, qui ont longtemps différé leur projet. La diminution significative des prétentions des vendeurs, associée à un large choix de biens à vendre, à un soutien bancaire moins timoré et à des taux de crédit très bas, ont été autant d’éléments déclenchants.
On assiste aussi à l’émergence d’une nouvelle clientèle de «primo-investisseurs» qui placent quelques dizaines de milliers d’euros dans de petits appartements de ville destinés à la location. Selon les notaires, c’est une conséquence logique des péripéties de la bourse et des soubresauts du système bancaire. « Ce mouvement s’amplifie depuis mai », constate un notaire rennais en évoquant les nombreux cas de parents qui achètent un studio pour leur enfant étudiant, ou cet acquéreur parisien « venu faire son marché à Rennes » et qui acheté cinq T1 dans l’après-midi.

Les affaires reprennent surtout pour les logements à petit prix
Le marché de la saison des mutations s’est révélé assez bon. Nombre de salariés prenant leur nouveau poste ont vendu à petit prix leur ancienne maison pour en acheter une autre à tout aussi petit prix.
Si les affaires reprennent, elles ne concernent que les logements à petit prix et principalement les appartements. Les biens de plus de 200.000 euros ont du mal à trouver preneur et c’est le marasme total du côté des résidences secondaires.

La chute de 28% ne signifie pas que les biens ont perdu une telle valeur
Cette reprise sélective fausse les données chiffrées d’évolution, du moins pour les maisons. Ainsi, la chute record de 28 % en cinq mois sur le littoral sud-finistérien, (comme les -22 % de Brest et Rennes) ne signifient pas que les biens ont perdu une telle valeur. Elle reflète le montant des ventes réalisées, et comme seules les petites ventes ont lieu, la moyenne est tirée vers le bas. Quant aux biens de standing, ils n’ont rien perdu de leur valeur puisqu’ils ne se vendent pas.
« Les prix ne sont pas les mêmes qu’il y a un an, mais les maisons ne sont pas les mêmes non plus », remarque un notaire en citant son département du Morbihan. « Ici, le prix a baissé de 12 % en un an, mais les ventes ont porté sur des logements d’une superficie de 101 m² en moyenne, alors qu’elle était de 118 m² en mai 2008 ».  12 % moins cher pour une maison 18 % plus petite, voilà une baisse qui ressemble furieusement à une hausse de 6 % ! 

A voir également : le baromètre de l'immobilier breton
 

  • Alain Le Bloas
  • S'abonner au RSS de cette rubrique
  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
S'abonner au RSS de cette rubrique
Exportez cet article

1 réaction

  • elah...
    La reprise n'est pas pour demain
    Dans cet article, vous faîtes référence aux prix de 2005, mais pas au marché de 2005, ce qui est une erreur. En effet, à cette époque, il y avait 15 à 20 clients potentiels pour un bien dans une même agence immobilière, aujourd’hui, nous avons plus de 20 biens pour un même client. De ce fait, les acquéreurs sont plus exigeants et ne se précipitent plus sur les biens nécessitant de nombreux travaux si le prix n’est pas en phase avec leur budget et le marché. De nombreux biens sont à la vente depuis plus de douze mois car les vendeurs rêvent et n’ont pas encore pris la mesure du recul des prix. La mise en vente au plus près du juste prix du marché est primordiale car plus un bien reste à la vente plus il s’use. Les premiers acquéreurs potentiels sont généralement les plus intéressés par les caractéristiques du bien, son environnement… cependant si le prix est trop élevé voire prohibitif, la vente ne se conclura pas, les acquéreurs l’ont bien intégré. Il n’est pas rare de recevoir dans nos agences des acquéreurs qui savent aussi bien que vous depuis combien de temps un bien est à la vente. Ils ont les carters en main et n’hésitent plus à faire des propositions 15 à 20 % en dessous du prix espéré par le vendeur qui bien souvent s’en offusque. Or, dans la majorité des cas, ces offres correspondent au juste prix du marché.

    Les taux d’emprunt sont effectivement historiquement bas, cependant, les critères d‘octroi des banques sont des plus stricts. Nombre de dossiers d’emprunts qui seraient passés en 2005 sont plus difficilement acceptés. Dans certains cas, l’enveloppe globale est revue à la baisse, dans d’autre, les taux sont plus élevés ou l’accès au crédit est tout simplement refusé. En partant sur la base d’un couple disposant d’un revenu mensuel net de 2 400 € et n’ayant aucun autre crédit, la capacité d’emprunt est d’environ 150 000 € sur 25 ans.

    Le retour des primo accédants est effectivement une bonne chose. Cependant, leur capacité d’emprunt est généralement relativement faible. Nous voyons de moins en moins de personnes qui ont vendu un bien en faisant une réelle plus value et qui souhaitent faire l’acquisition d’un bien plus grand, mieux situé..., ce qui ne permet pas de soutenir les prix de vente.

    Enfin, les données avancées par les notaires sont des constations sur des biens vendus, mais elles ne prennent pas en compte tous ceux qui ne le sont pas, la durée de commercialisation, l’état général du bien… L’exemple qui conclue votre article et qui laisse transparaître une hausse potentiel de 6% est une aberration. En effet, les maisons d’une superficie se situant entre 95 et 120 m² sont les plus demandés et une différence de 8m² n’est en réalité infime car bien souvent la différence entre la surface habitable (une hauteur supérieure à 1,80 m) et la surface utile est difficilement perceptible.

    La reprise du nombre de transactions est loin de signifier une revalorisation des prix, bien au contraire. Le volume de transaction ne reviendra à la normale que lorsque les prix seront en adéquation avec la capacité d’emprunt des acquéreurs et que les organismes bancaires seront moins frileux. Les vendeurs se retrouvent aujourd’hui face à une nouvelle problématique : plus de bien à la vente donc plus de concurrence, moins d’acquéreurs donc moins de chances de vendre et la concurrence du marché du neuf beaucoup plus aidé (doublement du prêt à taux zéro) et des prix au mètre carré sont nettement moins élevés.

    La reprise n’aura pas réellement lieu avant 2011, 2012 dans l’ancien en espérant que les dispositions du Grenelle de l’environnement n’imposent pas des mises aux normes drastiques en terme de performance énergétique, car dans cette optique, il conviendra de dévaluer la valeur du bien du montant des travaux de mise aux normes.
    Poupig
    Ajouté le 18 septembre 2009 à 10h11
Rechercher
LeTelegramme on Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R