17 octobre 2009 à 11h13 - 2 réactions
Quelque 1.200 personnes en France sont soupçonnées d'avoir profiter des mesures de départ à la retraite anticipée pour frauder l'assurance vieillesse. 2.400 autres citoyens sont suspectés de les avoir aidés. Le préjudice s'élèverait à quelque 200 millions d'euros, révèle Le Parisien, ce matin. Parmi les départements principalement concernés, le Morbihan, l'Ille-et-Vilaine et la Loire-Atlantique.
Selon Le Parisien, "jamais une telle armada anti-fraude n'avait été déployée en France". Dès lundi, 1.200 fautifs présumés et 2.400 complices potentiels recevront dans leur boîte aux lettres un courrier de rappel à la loi, libellé de la Mutualité sociale agricole ou de l'Urssaf. Une menace avant recours en justice si nécessaire.
La loi Fillon détournée
Le principe de la fraude ? Plusieurs milliers de personnes auraient profité des mesures de départ à la retraite anticipée mises en place par François Fillon en 2003 qui permet de racheter des trimestres pour partir avant 60 ans. Suivant les professions, les trimestres n'ont pas le même coût et le texte simplifie la procédure : pour les travaux réalisés au début de la vie active, plus besoin de justificatifs, deux témoins suffisent.
Ils s'inventent un passé
C'est ainsi qu'en France, plusieurs milliers de quinquagénaires auraient produit de faux témoignages, attestant d'un passé dans les champs, par exemple. Selon Le Parisien, 30 départements vont être particulièrement contrôlés. Le Morbihan, L'Ille-et-Vilaine et la Loire-Atlantique sont concernés.
