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Francs. Plus que deux jours pour les échanger

15 février 2012 - 1 réactions

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Plus que deux jours pour échanger les billets en francs contre des euros. À la succursale de la Banque de France, à Brest, on vient parfois de loin pour quelques euros.

Ce n'est pas la grande foule mais le flot est continu. Pour entrer, il faut montrer patte blanche. Puis remplir un petit questionnaire qui vous invite à préciser l'origine des billets. René, 64 ans, cyclotouriste invétéré, est venu à vélo de Lesneven. «J'avais 600francs mais ils ne reprennent plus les Delacroix», lance-t-il un peu déçu. Finalement, il ne pourra échanger que 200francs. Il remontera donc sur son vélo avec 30,49euros dans sa musette. «J'avais ces billets dans un fond de tiroir. Ça fait cinq-sixmois que je me dis qu'il faut que j'y aille».

«Ça vaut quand même le coup»

La plupart de ceux qui se présentent n'ont que quelques billets. Des fonds de porte-monnaie comme on dit. Directeur de la succursale, Gérard Morton confirme. «Ce sont souvent des petites sommes». «C'est en fouillant dans mes photos que j'ai retrouvé une enveloppe avec deux Cézannede 100F», raconte Simone. «C'est toujours ça, surtout par les temps qui courent». Mélanie, une Lannionnaise, est venue, elle, avec 900F. Elle repart avec 137,39 EUR. «C'était un cadeau, il y a très longtemps. Je les ai retrouvés dans un tiroir. Çavaut quand même le même coup». Cette semaine est la dernière pour échanger ses francs. Après vendredi,15h30, il sera trop tard. Contrairement à d'autres pays européens comme l'Allemagne ou l'Espagne, la France a fixé une date limite pour échanger. «Depuis début janvier, il y a une nette augmentation des opérations. Il y a trois mois, on en faisait deux ou trois par jour. Aujourd'hui, on en est à cinquante», constate Gérard Morton.

Dans les trésoreries aussi

Mais avant de se déplacer, mieux vaut se renseigner. Ne pas faire comme tous ceux qui se présentent à la Banque de France, à Vannes, une succursale qui n'a pas decaisse et qui, donc, n'échange pas. Et ces personnes qui viennent parfois de loin, de Pontivy, par exemple, alors qu'elles auraient pu faire cette opération dans leur ville. Même si ce n'est dit nulle part et notamment pas sur le site de la Banque de France -étrange déficit de communication -, on peut échanger des francs dans la plupart des trésoreries. Pas la peine donc si on habite Quimper ou Morlaix d'aller à Brest. En Bretagne, seules trois succursales de la Banque de France font des échanges: Brest, Saint-Brieuc et Rennes. Quel que soit leur état, pourvu que la moitié de la coupure soit présentée, tous les billets concernés sont repris. Le petit questionnaire vise surtout les personnes qui viennent avec de grosses sommes. «Dans le cadre de la lutte contre le blanchiment, on peut être amené, comme toutes les banques, à vérifier l'origine des fonds», précise Gérard Morton.

50millions en circulation

La Banque de France estime qu'à la fin 2010, cinquantemillions de billets, pour une valeur de 602millions d'euros, étaient encore en possession de particuliers. Combien seront retournés, au final? Pas plus de 20% sans doute. Mauvaise ou bonne affaire pour les finances de l'État? Plutôt une bonne. La Banque de France devra rembourser à l'État ce qui n'aura pas été récupéré. «Mais une partie a déjà été versée par anticipation», préciseGérard Morton. Quant à ceux qui gardent leurs billets dans l'espoir qu'ils prennent de la valeur, ils font un pari très risqué. Il ne pourrait s'agir que de billets «fautés» (comportant un défaut d'impression) mais ils sont extrêmement rares. Les billets repris Seuls les Debussy (20F), Saint-Exupéry (50F), Cézanne (100F), GustaveEiffel (200F) etPierre et Marie Curie(500F) sont repris.

  • Yvon Corre
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1 réaction

  • le du
    A conserver..
    ...Par contre J'ai conservé mes "Lurs" Bretons, pour une utilisation aux prochaines fêtes de la langue bretonne de Spezed, Kawan, Louargat au château de Bretagne à Nantes...
    Ajouté le 15 février 2012 à 06h58

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