François Cuillandre essaie de limiter les dégâts à Brest
La municipalité de Brest, comme beaucoup d'autres villes, semble démunie. Qu'en est-il?
Ces rassemblements sont spontanés et inorganisés. Nous n'avons aucun interlocuteur face à nous. On essaie, avec la police et le procureur, de limiter les dégâts (...). Nous avons obtenu la présence d'un camion de la Croix-Rouge. Nous faisons aussi de la prévention, en sensibilisant les associations étudiantes, en distribuant bouteilles d'eau, affiches et flyers (...). Malheureusement, il n'y a pas de solution miracle.
La préfecture va prendre un arrêté d'interdiction de la consommation d'alcool sur le secteur de la place de la Liberté. Qu'en pensez-vous?
J'ai donné mon accord de principe. Mais il ne faut pas que le remède soit pire que le mal. Le risque, c'est de provoquer des affrontements. Affrontements qui ne manqueraient pas d'attirer, ensuite, ceux qui veulent casser et/ou en découdre avec les forces de l'ordre.
Pourquoi ne pas organiser des soirées gratuites et sans alcool, comme à Rennes?
A ma connaissance, cela n'a pas réglé le problème. Ceux qui viennent à ces soirées ne sont pas les mêmes que ceux qui se rassemblent spontanément dans les rues (...). On brandit aussi la vidéosurveillance comme une arme imparable. Je n'y crois pas un seul instant.
2 réactions
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Manouv
Une loi existe pourtant ...
L'alcool est un produit réglementé pour sa production, sa vente, sa publicité, et sa
consommation en public.
Le simple fait de se trouver à pied, en état d'ivresse sur la voie publique est passible d'une amende de
150 euros.
La loi interdit et punit d'amende la vente ou l'offre à titre gratuit d'alcool dans les cafés, commerces et
lieux publics à tout mineur de moins de 16 ans ; Une affiche comportant le rappel doit être affichée
dans tout débit de boisson ; L'absence d'affichage est elle-même sanctionnée.
Enfin, le fait d'inciter un mineur à l'usage excessif et habituel d'alcool est puni de 2 ans
d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende. Ces peines sont portées à 3 ans d'emprisonnement
et 75 000 euros d'amende lorsque la provocation à l'usage d'alcool est dirigée vers un mineur de
moins de 15 ans ou est commise à proximité ou dans un établissement scolaire.
Ajouté le 27 novembre 2009 à 11h56
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max@...
Rennes, le mauvais exemple
M. Cuillandre est dans le vrai. A Rennes, les soirées non alcoolisées organisées le jeudi soir sont un fiasco, fréquentées par un nombre de personne sans commune mesure avec ce qui se fait dans le centre-ville.
Prenons pour exemple le concert d'accueil des étudiants qui pouvait accueillir à Brest jusqu'à 20 000 personnes Place de la Liberté (voire bien plus, Matmatah...). Rennes a organisé cette année un concert de la sorte avec la Ruda Salska, groupe connu dans le jeune public. Nuance à apporter, l'alcool interdit, et le parquage complet de l'immense esplanade Charles de Gaulle (fouille, sécurité omniprésente). Au final, l'esplanade paraissait déserte et le concert a eu lieu devant 2 000 personnes (sic.).
Bref, la solution n'est pas là, on ne peut pas ghettoïser la population de jeunes buveurs, surtout quand celle-ci est en large majorité. C'est un problème de santé public spécifique à la Bretagne. Il ne faut pas se voiler la face. Il n'y a qu'à voir la tête des étudiants d'ailleurs en France quand ils débarquent un jeudi ou même un week-end dans les rues de Brest ou Rennes...
Ajouté le 26 novembre 2009 à 11h19
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