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Bretagne

Fiction. La SNSM au coeur de «Tempêtes»

14 octobre 2009

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Depuis fin septembre, l'équipe du téléfilm «Tempêtes» est basée à Saint-Malo. Les trois réalisateurs bretons ont vingt jours pour mettre en boîte la vie d'un équipage d'un canot de la SNSM, dont le patron est interprété par Philippe Torreton. Moteur!

Mercredi, plage de Bon Secours, à Saint-Malo. Sur un canot pneumatique noir, une VHF crépite: «Caméra2, vous êtes dans le champ, pouvez-vous vous décaler, s'il vous plaît». C'est DominiqueBaron qui parle. Le Sud-Finistérien, qui a filmé dans les années 1970 les premiers bords du PenDuick VI d'Éric Tabalry, est l'un des trois réalisateurs du téléfilm «Tempêtes», produit par WesternProd (*) pour France Télévisions. Scénario oblige, une grande partie du tournage se fait en mer. L'histoire? «Celle du patron d'un canot de sauvetage(Philippe Torreton), qui a, dans son équipage, deux femmes et trois hommes. Et tout ce petit monde a du mal à concilier vie professionnelle, vie de famille et les missions, qui tombent toujours au mauvais moment. Le capitaine est, en plus, confronté à un syndrome post-traumatique d'un naufrage où son équipage a péri, quand lui a été sauvé par un Super-Frelon. Le bruit du rotor lui rappelle systématiquement son cauchemar et lui fait perdre ses moyens. Il pourrait perdre son poste à cause de ça. Et pourtant, le sauvetage est toute sa vie», raconte le réalisateur guingampais MichelSibra.

Comédiens bretons

Pas moins de 64 techniciens et 40 comédiens, dont près de 40 Bretons, travaillent sur ce tournage, ancré entre la Cité Corsaire, Saint-Sevran (35) -où un décor du Rennais Jacques Rouxel, représentant un bar a été monté- et la baie de Douarnenez (29). «On a joué le jeu. Le conseil régional de Bretagne nous a soutenus. Donc, on a pris des comédiens et des techniciens bretons», explique le Costarmoricain. Et pour que tout le monde hume et ressente la mer, tous les comédiens ont suivi, avant le début du tournage, un stage de trois jours en bateau. Afin d'acquérir quelques bons réflexes maritimes: équilibre, manoeuvres et même pilotage. Philippe Torreton a, lui, passé son permis côtier. Il n'était pas à Saint-Malo ce jour-là ayant décidé de faire Douarnenez-Saint-Malo sur le canot de sauvetage, afin de s'imprégner un peu plus de son personnage.

Une armada réquisitionnée

Cette fiction étant empreinte d'actions, les réalisateurs ont sorti l'artillerie lourde. C'est une véritable armada qui a été réquisitionnée. Jugez plutôt: un chalutier-usine, le Joseph-RotyII, le remorqueur de hautemer l'Abeille Bourbon, un Super-Frelon et un Lynx, autre hélicoptère militaire, équipé ici d'une caméra gyrostabilisée, une flottille d'Optimist - avec de jeunes régatiers malouins ravis de jouer les figurants d'un jour -, deux trimarans de course de50pieds -l'un aux couleurs de Prince de Bretagne, l'autre à celles du Télégramme(lire ci-contre)- que le petit Jim, un des héros, rêve de barrer un jour.

Diffusion à l'automne 2010

«En termes de production de téléfilm, on n'a jamais vu ça. C'est ce que nous appelons de la fiction lourde. On travaille dans les conditions d'un long métrage mais au lieu d'avoir quarante ou cinquante jours pour le réaliser, on va en mettre vingt. On y arrive parce qu'on est trois équipes à tourner. Mardi, on a dû faire quatre ou cinq heures de rush avec cinq caméras pour une séquence effective de cinq minutes», explique Michel Sibra. Cinq minutes des cent prévues pour ce téléfilm, qui devrait être diffusé en automne 2010 sur France 2. Cela pourrait ensuite se transformer en série avec des aventures de 50 minutes... si le vent souffle dans le bon sens.

*Société créée en janvier2007 par le Guingampais Michel Sibra qui a fédéré ses deux amis DominiqueBaron, le Sud-Finistérien, et Marc Rivière, originaire de Bégard(22).

  • Aline Merret

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«En termes de production de téléfilm, on n'a jamais vu ça. C'est ce que nous appelons de la fiction lourde. On travaille dans les conditions d'un long métrage...»».

  • Michel Sibra, réalisateur

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