26 octobre 2009 à 17h12 - 2 réactions
Le gouvernement projette de fermer ou de “réorganiser“ des blocs opératoires réalisant moins de 1.500 interventions dans l’année. Même régime pour les maternités accueillant moins de 100 séjours annuellement. Selon le Quotidien du médecin (article payant), le texte est prêt et devrait être très bientôt publié au Journal officiel.
La Bretagne serait épargnée par ce projet de fermetures. Selon Claudine Galeron, secrétaire générale de l’Union régionale de la CFDT-Santé, les blocs opératoires bretons fonctionnent au dessus du seuil fatidique des 1.500 interventions annuelles.
Elle assure que "les niveaux d’activité tournent plutôt autour des 2.000 à 2.500 interventions. On a donc de la marge. Ceci étant, ce n’est que partie remise. On sent bien que quatre à cinq établissements de petite taille sont dans le collimateur". Elle cite notamment les hôpitaux de Landerneau, Douarnenez, Ploermel, Fougères et Redon. Mais dans l'immédiat, à l'entendre, pas d'inquiétude à avoir.
Comment faut-il comptabiliser les actes ?
A l'échelle nationale, le projet de fermeture de blocs opératoires provoque une cascade de réactions très contrastées. Certains acteurs du monde hospitalier dénoncent d'autres "risques", comme l'augmentation du temps pour rejoindre un hôpital.
Selon les partisans d'un seuil minimal d'interventions, il faut des équipes "répétant suffisamment les gestes" et des installations fonctionnant assez souvent pour garantir des interventions de qualité.
Tel n'est pas l'avis des opposants à ce système pour qui seul compte le nombre d'actes du chirurgien, lequel pourrait travailler dans un grand et un petit hôpital à la fois, surtout en cas d'interventions légères.
Plus d'informations demain dans Le Télégramme
