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Vieilles Charrues. Ensemble Matheus, barock'n'roll

23 juillet 2012 - 1 réactions

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De la grande musique, oui. Une grosse claque, surtout. L'ensemble Matheus, le plus irrévérencieux et audacieux des grands orchestres classiques, était parfaitement taillé pour le public des Charrues. Résultat: la vraie belle surprise du festival. [Notre dossier spécial]

Un dimanche aprèm' comme on les aime. Un cagnard du tonnerre, les fesses posées sur ce qui devait autrefois être de l'herbe, à attendre le chanteur populaire français de l'année. Ah... Non. Pas cette fois, c'est vrai: les Charrues retentent le coup du classique avec le retour de l'Ensemble Matheus, 13 ans après une première visite. Pari osé. Mais prometteur, quand on sait le tempérament volcanique de l'orchestre et de son leader. Pour eux, un concert aux Charrues, après avoir joué au Théâtre de Vienne ou à la Scala de Milan, ça doit ressembler à une sorte de voyage en terre inconnue, à la rencontre d'une peuplade exotique: le «djeune qui kiffe veu-gra».

C'est Spinosi Osbourne

Alors du coup, ils se lâchent: un violoniste torse nu sous son perfecto. Un chef d'orchestre, le maestro Spinosi si top, qui prend le look Axl Rose sur le retour, avec foulard sur le front comme un bandeau de pirate, et attitude rock'n'roll à la Ozzy Osbourne. Haendel au menu, «Ombra Mai fu», entame classieuse toute en cordes. Avec l'orchestre, une diva de choix: Malena Ernman, Suédoise qui sait vendre son pays: «C'est loin, c'est froid. C'est terrible». Et la mezzo d'enchaîner sur un rythme calypso, conclu comme une chanteuse de jazz. Oui, les musiciens classiques savent improviser. Et danser. La preuve encore avec cette comptine venue du Zimbabwe, où Spinosi se la joue percussionniste, avec des cuillers sur un pupitre. Un punk, ce type. Violon en main, le Zébulon saute partout, harangue ses musiciens, va jouer avec le public. La plaine est déjà noire de monde.

De Haendel à Van Halen

On passe du baroque au rock. Batterie, guitare électrique et basse débarquent. Ça tabasse. Jimmy Cliff («Many rivers to cross») rencontre Haendel, Puccini précède Van Halen. L'été des «Quatre saisons» de Vivaldi est une tornade, un ouragan qui renverse Kerampuil. Verdi, vidi, Vici. Standing ovation. Du classique? Non. Mais classieux, vraiment.

  • Pierre Chapin

 
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1 réaction

  • MARMOTTE
    FAN DE MATHEUS !
    Chapeau aux organisateurs des Vieilles Charrues d'avoir osé ! Bravo à Jean-Christophe Spinosi d'avoir l'audace et le talent d'en imposer avec autant de maestria ! Merci pour avoir su communiquer avec cette foule avec enthousiasme, passion et bonheur. Enfin une bonne nouvelle ! MERCI & BRAVO
    Ajouté le 23 juillet 2012 à 13h42

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