24 novembre 2009 - 3 réactions
Comme France-Irlande, le match Jacques LeGuen-Bernadette Malgorn va se jouer en prolongations. Avec Sarkozy pour arbitre puisque le comité national n'a pas tranché, hier soir.
Le comité national de l'UMP était en réunion, hier soir à Paris, pour mettre le point final à des mois de tractations compliquées pour désigner les têtes de liste aux régionales de mars prochain. Dans ce panorama, la Bretagne faisait office de casse-tête, tant la situation est embrouillée, au point, d'ailleurs, de ne plus savoir qui, de Jacques Le Guen ou de Bernadette Malgorn, recueille réellement le soutien de l'Élysée.
Reçus tous deux à l'Élysée
À 23h, hier soir, toujours pas de fumée blanche au-dessus du siège de l'UMP où les membres du comité étaient en réunion pour régler quelques cas parmi lesquels la Basse-Normandie et la Bretagne avaient de quoi donner la migraine. Allait-on vraiment trouver une issue? Les rares échos filtrant de la réunion laissaient entendre que le dilemme breton ne serait toujours pas réglé, hier soir, et qu'il faudrait attendre encore quelques jours. Avec NicolasSarkozy comme arbitre, recevant tour à tour Bernadette Malgorn et Jacques Le Guen pour tenter de trouver une issue à un bras de fer qui a tendance à s'éterniser.
Le rendez-vous d'Aubervilliers
Le président semble déployer un luxe de précautions autour de ce scrutin dans lequel il a décidé de s'investir personnellement, mais au sein même du parti, on commence à trouver le temps long. Si l'UMP met autant de temps à constituer ses listes départementales, elles risquent fort d'être déposées après les élections. Toutes les têtes de liste de l'UMP doivent être officiellement investies, vendredi prochain, lors d'un conseil national à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). On se demande, du coup, si la Bretagne ne va pas avoir du retard à l'allumage.
