19 juin 2009
La Bretagne attire et devrait continuer à attirer. Le dynamisme démographique de la région est d'abord le résultat d'un solde migratoire largement positif, mais pas seulement. Le solde naturel y contribue aussi. Avec une croissance de la population de 14% à l'horizon 2030, la Bretagne ferait mieux que l'ensemble de la France (1%).
Rennes, Vannes, Auray en tête
Mais cette augmentation est répartie d'une manière inégale. Les 21 pays bretons, sur lesquels porte l'enquête, ont des évolutions contrastées, selon qu'ils sont situés à l'Est ou l'Ouest de la région. Ce n'est pas vraiment une surprise, c'est dans les pays du bassin rennais, de Vannes et d'Auray que la population augmenterait le plus. Au minimum de 24%,selon l'Insee. Et c'est dans les pays de l'ouest de la région que la croissance démographique serait la plus faible.
Vieillissement faible enCentre-Ouest-Bretagne
Autre évolution: le vieillissement de la population va s'accentuer partout mais là aussi avec une intensité inégale. Pas de renversement de tendance à prévoir. Les pays déjà marqués par le vieillissement - ceux du littoral essentiellement - le seraient encore un peu plus. Au sud, Vannes, Auray, Lorient et Cornouaille et au nord Dinan, Saint-Malo et le Centre-Bretagne. En revanche, et c'est, comme le note l'Insee, plutôt atypique, le pays du Centre-Ouest-Bretagne pourrait connaître un des vieillissements les plus faibles. Les pays qui ont une population de moins de 20 ans importante la conserveraient. C'est essentiellement le cas des pays du bassin rennais, mais aussi de celui de Brest. Dans ces pays, le solde naturel, c'est-à-dire la différence entre les naissances et les décès, resterait largement positif. C'est là, évidemment, une donnée importante pour un pays comme Brest, dont le solde migratoire est négatif.
Actifs: Brest bien placé
Fort logiquement c'est dans les pays à forte population jeune que se concentrera, dans les prochaines années, ce que l'Insee appelle la population active potentielle, c'est-à-dire celle en âge de travailler. Là où la proportion de cette population est déjà élevée, elle le resterait, en particulier dans les pays du bassin rennais, mais aussi dans le pays de Brest. C'est dans les pays de la côte morbihannaise que la part de cette population potentiellement active baisserait le plus. L'Insee ne dit pas pourquoi mais on peut assez facilement en avancer la raison: l'arrivée en masse des retraités dans ces zones littorales.
25 mai 2012

25 mai 2012 à 07h10