10 janvier 2012
Ce concept de soirées «silent party» est né aux Pays-Bas, dans une discothèque, il y a sept ans. «L'idée était de mettre fin à la surenchère des décibels et d'offrir à une clientèle, qui désirait aussi discuter, un volume sonore acceptable», explique Bertrand Riguidel, originaire d'Arradon(56), responsable communication et développement de Silenceevents. Ce Breton, installé à Paris, a d'autres cordes à son arc. En tant qu'artiste peintre -triturant la matière et privilégiant les grands formats-, il expose fréquemment à Paris mais aussi à Bruxelles et Tokyo. En novembre dernier, ses oeuvres étaient visibles à la galerie Marziart, à Hambourg.
Trois DJ en ligne
À l'origine, la musique n'était diffusée que par le biais d'un seul canal de Silent Disco. Avec le temps, le système a été perfectionné et est monté en puissance. Notamment en Angleterre, dans les cités universitaires, pour que les fêtes ne perturbent plus les révisions des examens. En France, c'est DJ Mum's, cofondateur de Silence events et disc-jockey international, qui a donné l'impulsion. Un artiste qui, de temps en temps, partage ses platines avec David Guetta ou encoreDJAbdel. À présent, le système comporte trois canaux différenciés, pour autant de DJ, et peut abreuver musicalement plus d'un millier de danseurs. «Tout se fait par ondes radio UHF. Ce sont les moins nocives pour le corps humain, poursuit Bertrand Riguidel. Pour nous, le confort sonore et l'aspect santé sont très importants. C'est pourquoi nous avons bridé nos casques à85décibels. Pas un de plus».
80% de nuisances sonores en moins
Drôle d'ambiance de prime abord dans les fiestas Silence events. On n'entend que les pas des danseurs et le bruit de fond des conversations de ceux qui ne dansent pas. Mais quand on met le casque, on entre dans une autre dimension. Sur la piste, les gens communiquent par signes. Des codes s'installent entre danseurs pour indiquer aux autres le canal musical choisi. «Ce système permet de réduire de 80% le bruit généré par ce type de soirée. Même les gens qui parlent le font discrètement. Plus besoin de couvrir la sono pour se faire entendre. Les relations avec les voisins, qui constatent que de réels efforts de cohabitation sont faits, s'en trouvent facilitées».
Bientôt en Bretagne
Silence events ne vise pas uniquement les soirées «dance». L'entreprise a étendu son domaine d'intervention aux salons professionnels, où, souvent, les démonstrations de produits sont perturbées par un bruit de fond assez puissant qui trouble les auditeurs. «Le fait de mettre un casque les rend beaucoup plus attentifs. Cela permet de réduire considérablement le temps de la démonstration et ainsi d'en faire plus». Dans les mois à venir, Silence events, qui intervient surtout en région parisienne et dans le sud de la France, pilotera deux soirées casquées en Bretagne. La première à Plouzané(29), dans le cadre d'une soirée sportive, et l'autre dans le cadre du Défi de La Baule (44), un rassemblement de fanas de glisse. Ce soir-là, un dancefloor sera monté sur la plage. Sans troubler outre mesure le sommeil des coquillages et crustacés.
[TIT-NOTE_B]www.silence-events.com [/TIT-NOTE_B]
25 mai 2012

25 mai 2012 à 07h10