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Bac. 32.680 jeunes Bretons planchent sur la philo

18 juin 2012

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L'épreuve de philosophie a donné ce lundi à 8 heures le coup d'envoi du baccalauréat, pour lequel plus de 700.000 candidats vont plancher à l'écrit lors d'un marathon d'une semaine, sous surveillance renforcée après les fraudes de l'an dernier. Toutes filières confondues, 32.680 lycéens bretons vont tenter de décrocher le fameux diplôme.

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Quoi qu'on en dise, en péril ou pas, le bac reste un monument national. Régulièrement attaqué en raison du déploiement de moyens qu'il nécessite et son coût (38 M€), le bac résiste. Les familles, dit-on, y tiennent. Non seulement parce qu'il couronne un parcours scolaire dans lequel elles se sont souvent beaucoup investies mais aussi, et sans doute, parce qu'il est le dernier rite de passage vers l'âge adulte.

32.680 candidats
Cette année, 32.680 candidats bretons vont sacrifier au rite. C'est un tout petit peu plus que l'an dernier (+ 0,3 %). L'augmentation la plus forte est pour le bac général (+ 2,4 % de plus qu'en 2011) avec 16.098 candidats. Un bac qui représente à lui seul près de la moitié des inscrits. Avec de plus en plus de candidats en série scientifique (8.114) et en Économique et social (5.507) alors que la série littéraire (2.475), malgré les efforts de réhabilitation dont elle fait l'objet, a du mal à en attirer de nouveaux.

Les filles en force
L'augmentation des effectifs au bac général se fait essentiellement au détriment du bac technologique qui continue à perdre des candidats, plus de 3 % en moins par rapport à la session de 2011. Avec 7.458 inscrits, il ne représente plus que 22,8 % des candidats. Les réformes engagées pour tenter d'enrayer ce déclin de la voie technologique n'ont, pour l'instant, pas eu d'effet.
Les effectifs du bac professionnel sont, eux, avec 9.126 inscrits, quasi stable. Un bac qui, on le sait, a été profondément réformé et représente près de 28 % de l'ensemble des candidats. Et qui continue à attirer beaucoup plus de garçons (66 %) que de filles. Des filles qui sont, en revanche largement majoritaires au bac général (56 %) et au bac technologique (52 %).
Pour la petite histoire, sachez que le plus jeune candidat est justement une jeune fille. Âgée d'à peine 14 ans, elle se présente en série S. Le candidat le plus âgé a 68 ans et c'est un littéraire.

Plus de 80 % d'une génération
Les résultats du premier groupe d'épreuves tomberont le vendredi 6juillet. À ceux qui stressent ou doutent de leurs capacités on rappellera que l'an dernier 89,7 % des candidats de l'académie de Rennes ont été au final reçus. Dont 92,5 % au bac général, 87,2 % au bac technologique et 87 % au bac professionnel. Une nouvelle fois, la Bretagne se plaçait dans le peloton de tête des académies avec celles de Strasbourg, Grenoble et Nantes. Sauf grosse surprise, il n'y a pas de raison que ce ne soit pas encore le cas cette année.
Plus que ces taux de réussite on retiendra, pour mesurer l'excellence de l'académie de Rennes, la proportion de bacheliers dans une génération : pour la première fois en 2011, elle a dépassé la barre des 80 % pour atteindre les 82,4 %. Loin devant la moyenne nationale (71,6 %).
Toutes les données chiffrées
Le palmarès des lycées bretons selon leurs résultats au bac

À chaque IUT, ses critères de sélection

Pour dix bacheliers qui vont à l'université, un poursuit ses études en IUT. Mais n'y entre pas qui veut. Mieux vaut avoir un bon dossier. Il n'y a pas en fait de critères communs pour l'ensemble des IUT ni pour ceux d'une même académie.
Pour tous les IUT, les notes obtenues par les lycéens en terminale, mais aussi en première, sont déterminantes. Sont aussi prises en compte les appréciations des professeurs. À ces critères, certains IUT ajoutent un entretien avec le candidat, histoire de bien évaluer ses motivations. C'est le cas à l'IUT de Saint-Brieuc. Pas pour toutes les disciplines mais pour certaines. Par contre, pas d'entretien à l'IUT de Vannes où l'on souligne que «les appréciations comptent énormément» même si pour espérer y obtenir une place «mieux vaut avoir une moyenne au-dessus de la classe».

Uniquement pédagogiques
Les places dans cet IUT, comme dans la plupart des IUT, sont très chères. En techniques de commercialisation, plus de 1.400 dossiers sont reçus via le portail admission post-bac pour seulement 112 places. Dans cet IUT, ce sont des enseignants qui étudient les dossiers, un premier puis un deuxième et s'ils ne sont pas d'accord c'est un troisième qui tranche. À Saint-Brieuc, c'est un jury souverain qui se réunit.
D'aucuns dénoncent une forme d'opacité ? Une critique que récusent les IUT et Raymonde Rouzic, directrice du service orientation au rectorat : «Chaque établissement a certes ses propres critères mais ils sont affichés». «Ce sont des critères uniquement pédagogiques», assure-t-on à Saint-Brieuc.
La vraie question est de savoir à quels bacheliers sont destinés les IUT. Alors qu'ils ont normalement été créés pour accueillir les bacheliers de la voie technologique, les bacs généraux y sont en fait majoritaires.

Autocensure
À l'IUT de Saint-Brieuc, où 95 % des étudiants ont un bac général, on fait valoir que «les programmes ne sont pas adaptés aux bacs techno». À L'IUT de Vannes, sur 116 primo-entrants en 2011 en DUT informatique, il n'y avait que 15 bacheliers technologiques.
Le syndicat étudiant Unef a récemment dénoncé cette situation estimant que les IUT devraient être réservés en priorité aux bacheliers technologiques «car ce sont eux qui ont besoin d'un fort taux d'encadrement.»
Au rectorat, on assure qu'il y a quand même une certaine régulation dans le recrutement. «Il y a 21 % de bac S qui demandent un IUT pour 19 % qui sont pris». Pour Raymonde Rouzic, si les bac techno sont peu nombreux en IUT, c'est aussi parce qu'il y a peu de candidats. «Il y a chez eux une forme d'auto-censure. Ils n'osent pas trop alors que, quand ils sont candidats, ils sont souvent pris».

Ultimes conseils

Révision. Même si beaucoup de candidats sont tentés de réviser jusqu'à la dernière minute, tous les professeurs rappellent que continuer à bachoter tard la veille de l'épreuve n'est pas efficace. Au contraire, le risque est d'embrouiller un peu plus le cerveau - qui a besoin d'un peu de temps pour décanter - et de passer une mauvaise nuit. C'est d'autant plus vrai pour la philo qui n'est pas une épreuve de mémoire.

Petit-déjeuner. Rien ne serait plus préjudiciable qu'un coup de pompe pendant une épreuve. Mieux vaut donc prendre un bon petit-déjeuner. Mais pas n'importe quoi. Éviter les barres chocolatées qui contiennent beaucoup de sucre, lequel réduit la vivacité intellectuelle et provoque de la somnolence. Bien penser aussi à s'hydrater.

Convocation. Bien penser à prendre sa convocation. Chaque année, des candidats l'oublient ou se trompent d'heure ou d'épreuve. Ne pas oublier non plus une pièce d'identité. Mieux vaut arriver un peu à l'avance. Une petite marge de sécurité c'est du stress en moins.

Gestion du temps. Une bonne gestion du temps pendant l'épreuve est une clé de la réussite. Pour commencer, bien prendre le temps de lire le sujet. «En prenant son temps, on arrive toujours à faire quelque chose», explique un professeur. En maths, par exemple, mieux vaut ne pas commencer par le problème si on ne le comprend pas bien. Le bac, c'est une quête de points.

Fraude. Il sera demandé à tous les candidats d'éteindre son téléphone portable et de le laisser dans un sac à l'entrée de la salle d'examens ou sur le bureau du surveillant. Cette année, l'administration a annoncé l'utilisation de détecteurs d'ondes. Être pris la main dans le sac peut coûter très cher. Jusqu'à cinq ans d'interdiction de se présenter à tout examen national, y compris au permis de conduire.
Dans l'académie de Rennes, dix cas de fraudes ont été constatés et ont donné lieu à l'ouverture d'une procédure lors de la dernière session.
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