25 novembre 2009 - 4 réactions
La famille Bouche s'apprête à prendre le large. Sur leur trimaran Quetzalcoatl, «leserpent à plumes» en langue aztèque, ils prévoient de faire le tour de la planète pendant sept ans!
Tourdumondiste. Voilà un mot qui donne envie, même à des adultes, de dire: «Voilà ce que je veux faire quand je serai grand!» C'est, en tout cas, ce qu'entend réaliser la famille Bouche, de Locmariaquer. Pascal, Yvane, leurs enfants Nohann (7ans), Galahann (5ans), Uruhann (2ans), le chat Bottine(12ans) et la mascotte Kezako. En trimaran, pendant sept ans. Un pan de vie. «On a tous un rêve, très peu de gens le réalisent», regrette Pascal. «Tout petit, je rêvais de faire un tour du monde. Jusque-là, je n'avais pas pris le temps et puis il y avait le coût».
500.000EUR de budget
Le Quetzalcoatl mesure 15m sur 9,50m hors tout. Ce nom signifie «serpent à plumes» en aztèque. C'était le dieu de la sagesse et de la culture. Le bateau est décoré à son effigie. Construit à Quimperlé (29), chez CNA Yachting, il a été mis à l'eau sur laLaïta le 20octobre avant de rejoindre les pontons de la Cité de la voile, à Lorient, pour les finitions, durant trois semaines. Suit, en ce moment, un mois d'entraînement en mer. Puis le grand départ. «L'objectif était de partir en juillet mais on n'était pas prêt. Nous allons devoir attendre courant décembre. Je vais prendre un marin pour assurer la descente jusqu'à Vigo (Espagne) parce que la mer est moins bonne en cette saison», concède Pascal, qui navigue depuis quatorze ans et a déjà traversé l'Atlantique. Le tour commencera par le Maroc, puis le Cap Vert, le Brésil, le canal de Panama, les Galapagos, l'île de Pâques, la Polynésie, l'Australie, le Vietnam, l'Inde, Madagascar, le Kenya, l'Égypte, la Russie, le nord de l'Europe... Soixante escales d'un à trois mois sont programmées. Partout, la famille ira découvrir écoles et lieux de culte. Bref, les civilisations. Bien sûr, un tel projet pose la question du financement. «Notre objectif est de tenir dans un budget de500.000EUR. Actuellement, nous en avons réuni350.000. On a vendu le logement à Paris, les voitures. On a donc quatre ans de budget. Pour le reste, on va vendre des documentaires à la chaîne Voyage. Une équipe viendra tourner les arrivées, les départs... Nous filmerons aussi, et nos enfants également. Cela donnera des documentaires filmés à hauteur d'enfants de 26 et 52 minutes».
Un réseau social éducatif sur internet
Par ailleurs, ce périple sera l'occasion d'un partage avec des petits. «Nous avons un blog sur lequel les gens peuvent ouvrir leur page». C'est un réseau social éducatif. Il doit réunir les trois enfants de l'aventure et ceux qu'ils rencontreront sur leur parcours, mais aussi relier ces enfants entre eux, d'un pays à l'autre. Et chacun, avec ses parents ou sa classe, pourra créer et alimenter ses propres thèmes, les partager et enrichir ceux des autres, selon le principe du wiki. Côté scolaire, les devoirs seront envoyés au cours Sainte-Anne (cours privé d'enseignement à distance). Une difficulté à prévoir: les séparations avec les copains et copines que Nohann, Galahann et Uruhann se feront régulièrement. «Les gens qui ont vécu cette expérience disent que c'est le plus dur. Mais France Guillain, quatre tours du monde, a écrit des livres où elle raconte que les enfants s'adaptent à toutes les situations et deviennent plus responsables. C'est un atout dans la vie, sociale et professionnelle», résume Pascal Bouche. Alors en route! Pratique Le blog de cette aventure: http://globe2child.org/
«On a tous un rêve, très peu de gens le réalisent». »
