29 novembre 2007
Les deux caisses de Brest (430 salariés) et de Quimper (330) étaient fermées, hier après-midi, en raison d'une grève à l'appel de la CGT et de Force Ouvrière contre la fusion tandis qu'une réunion des deux conseils d'administration se tenait à Châteaulin. Les 12 et 17 décembre, ils vont se prononcer officiellement sur le projet de caisse unique.
« Sites et bureaux maintenus... »
Le rapprochement paraît joué puisque leurs majorités de gestion portent le projet : CFDT, CFE-CGC, CFTC pour les salariés, Medef, UPA (artisans) auquel se joint la CGPME pour les employeurs, Mutualité et l'Udaf (associations familiales).
À Quimper, lors d'une conférence de presse commune, les présidents et les directions des deux CPAM se sont voulus rassurants face à ce dossier sensible qui a échoué par le passé.
« Le siège n'est pas déterminé, l'ensemble des sites et des bureaux d'accueil seront maintenus, les personnels ne bougeront pas, sauf s'ils sont volontaires. Il n'y aura plus qu'une équipe de direction, qu'un conseil d'administration ».
Coopération volontaire
« Il existe 128 CPAM, les pouvoirs publics tendent à n'avoir qu'une caisse par département. Les Caisses d'allocations familiales (Caf) et les Urssaf ont un échéancier de fusion (2009), ce n'est pas notre cas mais si nous n'avons pas de coopération volontaire on se retrouvera dans une situation forcée », a estimé Marie-Pierre Cabon, président de la Caf du Nord-Finistère (CFDT).
« Nous sommes les deux plus petites caisses de Bretagne, la fusion sera la bienvenue », a précisé Jean-Claude Bournerias, son homologue du sud (CFE-CGC).
« Faire aussi bien
avec moins... »
Aujourd'hui, la mutualisation de services aurait atteint ses limites.
La caisse unique a pour but « de mieux se positionner dans le réseau régional et national de l'assurance-maladie, de renforcer l'image, la cohésion, la crédibilité, le poids institutionnel face aux professions de santé, de proposer un service homogène du Conquet à Quimperlé ».
Alors que la caisse nationale fixe à 55 % le remplacement des départs à la retraite, il s'agit « de faire au moins aussi bien avec des moyens réduits. Le public attend de nous qu'on sache s'adapter », disent les deux directeurs, Yves Le Dantec et Claudine Quéric.
Les CPAM se donnent un an pour élaborer le projet définitif.
* Un volume équivalent à celui de caisses telles Rennes et Nantes.
21 mai 2012 à 14h20
21 mai 2012 à 09h45 - 9 réaction(s)