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Finistère

Allogreffes. La ministre a promis une décision rapide

15 mai 2008

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Une délégation de parlementaires finistériens a été reçue hier soir par la ministre de la Santé sur la question du maintien d'activités au CHU de Brest. L'événement n'est pas si fréquent : tous les parlementaires finistériens, huit députés et quatre sénateurs, de gauche comme de droite, avaient signé en février une lettre à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Dans ce courrier, ils demandaient le maintien au CHU de Brest des allogreffes et de la neurochirurgie pédiatriques.

Un expert juge et partie

Tous étaient invités, hier soir, à rencontrer Roselyne Bachelot. Dix parlementaires (seuls Alain Gérard et Jean-Jacques Urvoas, excusés, manquaient à l'appel) composaient la délégation, ainsi que François Cuillandre, maire de Brest et président du conseil d'administration du CHU, le Pr Berthou, chef du service hématologie du CHU de Brest, et André Civray, président de l'association Céline et Stéphane Leucémie Espoir. Première surprise pour la délégation, la ministre avait choisi de se faire assister d'un expert qui n'était autre que le Pr Édouard Le Gall, chef du service d'hématologie pédiatrique du CHU de Rennes. « Il est surprenant de prendre pour expert, qui doit normalement être impartial, un homme qui est à la fois juge et partie », soulignait François Cuillandre après la rencontre. Le transfert des allogreffes pédiatriques de Brest devrait, en effet, se faire en direction du service du Pr Le Gall. Celui-ci s'est attaché au cours de la réunion à défendre la décision du transfert sur Rennes des allogreffes pédiatriques et de la neurochirurgie pédiatrique brestoises prise le 1 e r avril dernier par l'ARH de Bretagne. Le schéma interrégional (quatre régions ouest) d'organisation sanitaire (Sios) ne conserverait plus que deux sites pour ces deux activités : Rennes et Nantes. « Chaque membre de la délégation a pu s'exprimer. Il n'est pas humain d'éloigner un enfant malade de sa famille. J'espère que nous avons été convaincants. L'espoir fait vivre », déclarait, hier soir, Marguerite Lamour.

Un audit demandé

Le sénateur François Marc et le Pr Berthou ont demandé un audit analysant la qualité des soins à Brest et à Rennes, seul moyen de rationaliser la décision. La ministre ne s'est pas prononcée sur cette demande, elle a mis fin à la réunion au bout d'une heure et quart, en indiquant qu'elle communiquerait sa décision rapidement. « On ne ressort avec aucun élément positif, mais avec rien de négatif non plus », déclarait André Civray. « Maintenant c'est à la population de réagir et de prendre le relais de ce combat », concluait le Pr Berthou. Une manifestation aura lieu samedi, à 11 h, place de la Liberté à Brest à l'appel de l'association Céline et Stéphane.

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