12 juillet 2008
Paris accueille,
aujourd'hui,
une rencontre controversée entre Bachar al-Assad et Nicolas Sarkozy , et demain
le sommet lançant « l ' Union pour la Méditerranée » , avec plus de
40 dirigeants.
La France se transforme ce week-end en carrefour diplomatique de l'Europe et du Proche-Orient car Paris reçoit, demain, le sommet lançant « l'Union pour la Méditerranée ».
Le retour international
de la Syrie
Moment particulièrement attendu aujourd'hui, l'entretien entre les présidents syrien et français, à l'Elysée, doit consacrer la normalisation des relations entre Paris et Damas, gelées par la France après l'assassinat en 2005 de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri.
La Syrie effectue ainsi son retour sur la scène diplomatique, malgré les protestations d'opposants au régime et de défenseurs des droits de l'Homme.
Demain, lors du sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM), le président syrien, Bachar al-Assad se retrouvera assis autour de la même table que le Premier ministre israélien Ehud Olmert, mais toutefois à distance. Tout le monde guettera une éventuelle poignée de main entre les dirigeants de deux pays formellement en état de guerre depuis 1948.
Ehud Olmert et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, se retrouveront également pour un entretien, alors que les Palestiniens menacent de suspendre les pourparlers de paix avec l'Etat hébreu en raison de la poursuite de la colonisation.
Un invité de marque boudera le rendez-vous : Mouammar Kadhafi, pour qui l'UPM est une « machination destinée à replacer les Arabes sous la coupe des Européens ».
Union de 43 membres
Ce sommet, coprésidé par Nicolas Sarkozy et le président égyptien, Hosni Moubarak, se tiendra sous haute surveillance policière au Grand Palais et ne durera que trois heures dimanche après-midi. Il donnera naissance à une Union d'au moins 43 membres regroupant quelque 765 millions de personnes : les 27 de l'UE - Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Syrie, Tunisie et Turquie - et l'Autorité palestinienne, ainsi que l'Albanie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et Monaco.
Même si elle y participe, la Turquie s'inquiète quant à elle d'un projet pouvant apparaître comme un moyen de contourner son adhésion à l'UE, que refuse Nicolas Sarkozy.
La naissance de l'UPM, projet phare de Nicolas Sarkozy, a été laborieuse et de nombreux doutes persistent sur son avenir.
