17 mars 2008
Avec une avance de près de 17 points, la gauche , emmenée par Roland Ries (ci-contre), a brillamment reconquis la mairie de Strasbourg, face au tandem UMP formé par Fabienne Keller et Robert Grossmann.
Sénateur PS du Bas-Rhin depuis 2005, Roland Ries a été adjoint au maire et vice-président de la communauté urbaine de Strasbourg de 1989 à 1997 avant d'assurer l'intérim de Catherine Trautmann à la tête de la mairie, lorsque celle-ci avait été nommée ministre de la Culture du gouvernement Jospin. En juin 2000, il avait fini, après bien des tergiversations, par démissionner et accepter que Catherine Trautmann, évincée du gouvernement, retrouve son fauteuil de maire. Il était alors redevenu premier adjoint jusqu'aux municipales de 2001, perdues par les socialistes.
Un rocardien consensuel
Désigné tête de liste du Parti socialiste par les militants strasbourgeois, il a rassemblé autour de lui une équipe composée d'élus et de membres du PS et des représentants de la société civile.
Né le 11 janvier 1945 à Niederlauterbach (Bas-Rhin), marié et père de deux enfants, Roland Ries est membre du PS depuis 1974. Il est considéré par ses proches comme un rocardien consensuel à la recherche d'un « socialisme adapté au bassin rhénan », proche de la social-démocratie à l'allemande par sa volonté de dialogue citoyen dont il a fait son fer de lance.
