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Québec. Ségolène Royal dérape à nouveau

21 septembre 2007

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Le Québec ne réussit décidément pas à Ségolène Royal. Alors que la présidente de la Région Poitou-Charentes avait plutôt bien mené son voyage en terre québécoise, entamé dimanche et achevé hier, elle a de nouveau trébuché sur la question de l'indépendance du Québec, à la fin de son séjour.

De notre correspondant au Québec. « Il n'y aura pas de référendum sur l'indépendance au Québec, d'ailleurs Pauline Marois - chef du Parti québécois - me l'a dit. Je ne crois pas trahir un secret en disant cela », a confié Ségolène Royal, mercredi soir au Télégramme, en marge d'une rencontre avec des groupes écologistes québécois. Cette petite phrase de Ségolène Royal ne devrait pas rester sans réactions au Québec, car Pauline Marois se serait bien passée d'une telle déclaration. À l'instar du Parti socialiste, le Parti québécois traverse une crise tout autant interne que de popularité. La leader souverainiste veut à tout prix éviter de parler de la question du référendum sur l'indépendance du Québec, un thème peu populaire ces temps-ci. En parlant de politique intérieure québécoise au nom de Pauline Marois, Ségolène Royal devrait à nouveau provoquer des remous au Québec. En janvier dernier, lors d'un entretien avec le chef du Parti québécois, Ségolène Royal s'était prononcée en faveur de la « liberté et la souveraineté du Québec ». La candidate socialiste, alors peu au fait des velléités d'indépendance de la Belle province, avait provoqué un tollé au Canada.

« Je ne veux pas alimenter la polémique »

« L'expérience enseigne qu'il est tout à fait inapproprié pour un leader étranger de se mêler des affaires démocratiques d'un autre pays », avait alors déploré le Premier ministre du Canada, Stephen Harper. « Elle ne comprend pas je pense », avait ajouté pour sa part le chef de l'opposition libérale, Stéphane Dion. Plus de huit mois après sa gaffe, la présidente de la Région Poitou-Charentes a donc effectué une visite de cinq jours, à Québec, puis à Montréal. Jusqu'à mercredi, elle a plutôt bien réussi son voyage. Si l'ancienne ministre de l'Environnement a déclaré à tort, lundi, que le Canada n'a pas ratifié le Protocole de Kyoto, elle avait jusqu'ici évité habilement de parler d'indépendance face aux journalistes québécois. « Je savais bien que vous alliez me poser cette question, mais je vais vous décevoir. Je ne veux pas alimenter cette polémique », avait affirmé lundi Ségolène Royal à Québec. Deux jours plus tard, l'ancienne candidate à l'Élysée avait oublié sa promesse.

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