12 décembre 2008
Les manifestants grecs ne semblent pas près de cesser les affrontements avec la police. Beaucoup de jeunes qui ont passé « l'épreuve du feu » de la violence viennent grossir leurs rangs.
Les grands partis politiques absents
Toute la journée, des centaines de manifestants se sont relayés pour tenir tête aux policiers devant la prison de Korydallos où le policier responsable de la mort de l'adolescent a été placé en détention provisoire. « Nous sommes très en colère contre les forces de l'ordre, pour la mort d'Alexis mais aussi pour la répression qui existe depuis plusieurs mois. C'est pour cela que les jeunes réagissent plus violemment que jamais », affirme Nikos. Mais pour le militant, il est temps de partir pour la manifestation qui doit quitter le centre d'Athènes vers 18 h.
A 19 h, le cortège de plusieurs centaines de personnes n'est toujours pas parti. Déjà, les banderoles des universités, des organisations anarchistes et trotskystes sont déployées. Ni les deux centrales syndicales, ni les grands partis politiques ne se sont joints à la manifestation.
« Nous avons passé
le cap de la violence »
Dans le défilé, nous rencontrons Alex, Andreas et Mathieu, élèves du lycée français d'Athènes. Eux-aussi ont jeté des pierres et ont hurlé des slogans. Andreas se défend : « Le MAT nous balance des gaz lacrymogènes sans arrêt. On ne va pas se laisser faire non plus. » Son ami renchérit : « Les flics nous provoquent tout le temps, ils se sont même pointés pour l'enterrement d'Alexis. C'est pour ça que nous et tous les élèves du lycée français, nous avons passé le cap de la violence. »
Les affrontements commencent. Des manifestants s'en prennent a des vitrines tandis que les policiers tentent de protéger les banques. Jusqu'à 20 h 15 et la dispersion du cortège à coup de gaz lacrymogènes, les échauffourées se poursuivront. Mais déjà des centaines de jeunes se dirigent vers le quartier de l'université pour une cinquième nuit d'émeutes.
15 mai 2012 à 15h31 - 6 réaction(s)
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