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Cameroun. L es otages « bien traités » selon les ravisseurs

3 novembre 2008

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Les autorités françaises et camerounaises travaillent dans la discrétion à la libération des otages. Des otages qui sont en bonne santé, assurent les ravisseurs. « Les otages sont en très bonne santé. Il s sont bien traités et sont en sécurité » , a affirmé hier le chef des ravisseurs de dix personnes dont deux Bretons parmi sept Français, capturés au Cameroun. « Il n'y a toujours pas de contacts avec le gouvernement camerounais » , a précisé le commandant des BFF ( Bakassi Freedom Fighters ) , Ebi Dari , 36 heures après l'enlèvement. Vendredi un membre des BFF avait menacé de « tuer les otages un par un » s'ils ne rencontraient pas les autorités camerounaises avant lundi mais le groupe rebelle et son commandant ont annoncé samedi revenir sur cette décision .

« Pas pour de l'argent »

Toutefois, le commandant Dari a assuré être « prêt à les garder très longtemps » dans « la forêt » du secteur de Bakassi, une zone de mangrove aux milliers de bras de rivières que les rebelles connaissent parfaitement. Les motivations du groupe restent floues. Alors que , de source militaire camerounaise, les rebelles chercheraient des « compensations financières » , le commandant Dari promet : « Nous ne l'avons pas fait pour l'argent ».

Le président absent depuis 45 jours

Il rappelle que son groupe a fait parvenir il y a trois mois ses demandes dans un document au gouvernement. Les BFF estiment que la rétrocession du territoire de Bakassi du Nigeria au Cameroun s'est faite sans consulter les populations locales. Au Cameroun, les autorités observent un mutisme total depuis le début de cette affaire. Le président camerounais Paul Biya, qui avait quitté le pays depuis 45 jours, est revenu samedi de Suisse. Côté français, on reste aussi très discret. « Le mieux est d'en dire le moins possible » , a affirmé le ministre de la Défense Hervé Morin . « Nous suivons la situation avec beaucoup d'attention, une cellule de crise a été constituée. »

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