3 janvier 2008
Le ministère de la Santé a de nouveau mis en garde , hier, contre l ' utilisation par les enfants des téléphones portables . Il a rappelé que l ' hypothèse d ' un risque pour la santé ne peut « pas être complètement exclue ».
Avec l ' apparition de nouveaux téléphones destinés aux bambins, le ministère invite les familles « à la prudence et au bon usage dans leurs achats et l ' utilisation de tels dispositifs ». Il rappelle qu ' il est conseillé un usage modéré du téléphone mobile, notamment par les enfants, même si , pour l ' instant, « aucune preuve scientifique ne permet aujourd ' hui de démontrer que l ' utilisation des téléphones mobiles présente un risque notable pour la santé ». « Néanmoins, j ' estime que le principe de précaution doit être respecté », a déclaré la ministre de la Santé , Roselyne Bachelot , sur France Info. Car « si des effets sanitaires étaient mis en évidence, les enfants pourraient être plus sensibles, étant donné que leur organisme est en cours de développement », poursuit le ministère.
« Une hérésie absolue »
Pour diminuer l ' exposition, il est recommandé de ne pas téléphoner dans des conditions de mauvaise réception ou lors de déplacements à grande vitesse et enfin, « d' éloigner son téléphone des zones sensibles du corps en utilisant par exemple un kit mains libres » .
Le ministère a déjà saisi l ' Agence française de sécurité sanitaire de l ' environnement et du travail (Afsset) pour qu ' elle mette à jour son expertise sur les risques liés à l ' exposition aux radiofréquences en intégrant les différentes études parues sur le sujet, tant en matière d ' exposition que d ' impact sanitaire. Pour la directrice de l ' Afsset, Michèle Froment-Védrine, l ' arrivée sur le marché de téléphones portables pour les petits enfants est « une hérésie absolue ». « Il ne faut pas que les parents achètent ces appareils », a-t-elle dit sur France Info .
La mise sur le marché d'un nouveau modèle d'appareil mobile à destination des enfants à l'occasion des fêtes de fin d'année a déjà provoqué de vives réactions d'organisations de défense de l'environnement, qui doivent rencontrer à ce propos la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, le 15 janvier.
De son côté, l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) s'est engagée à réaliser une synthèse de l'ensemble des résultats des études scientifiques sur les radiofréquences, i ntitulée Interphone .
