12 juin 2008
Le 3 juillet prochain devrait être annoncé le plan de restructuration des armées. L'heure des grandes manoeuvres a sonné.
Ces derniers jours, les élus défilent au ministère de la Défense et autres secrétariats d'Etat pour savoir à quelle sauce ils risquent d'être mangés. D'autres viennent plaider le bien-fondé de cette vaste réforme... mais pas chez eux ! Il y a encore ceux qui négocient déjà des compensations. Nous voilà dans la dernière ligne droite, celle de toutes les tractations et des derniers arbitrages.
Rennes sur la liste
des bases de défense
Si tout n'est pas encore figé, on sait que la région Est va subir de plein fouet ces restructurations et verra un nombre record de fermetures de garnisons et autres régiments. Le grand Ouest ne serait pas épargné : Nantes pourrait perdre près d'un millier de militaires liés à l'armée de Terre.
Pour ce qui est du sort de la Bretagne, des pistes se précisent. Rennes devrait être inscrite sur la liste des bases de défense qui doivent se mettre en place. L'Ille-et-Vilaine pourrait perdre des services administratifs qui seraient transférés à Nancy.
La base de Lann Bihoué confortée
Dans le Morbihan, selon de bonnes sources, la base de Lann Bihoué serait confortée. En revanche, Lorient devrait perdre le Gerbam (Groupe d'études et de recherches en balistique armes et munitions) qui pourrait fermer ses portes en 2012. L'école de formation de la DGA (Délégation générale à l'armement) à Lorient (une douzaine d'emplois) pourrait aussi fermer. L'Ecole du Commissariat de l'armée de Terre (près de 100 militaires, plus de 1.000 stagiaires chaque année) pourrait rejoindre Saint-Cyr-Coëtquidan. A Brest, le départ du Gesma (Groupe d'études sous-marines de l'Atlantique) pour Toulon serait toujours dans les tuyaux. On attend les dernières décisions.
Par ailleurs, la Bretagne et notamment les bassins de Brest et Lorient souffriront des choix faits dans le cadre de la loi de programmation militaire : un porte-avions qui tombe à l'eau et des frégates multi-missions revues à la baisse (10 ou11 au lieu de 17), cela se traduirait par la perte de 3.000 emplois, dont de nombreux sous-traitants.